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Edmonton pourrait devenir la première ville canadienne à légaliser Uber

La Ville d'Edmonton se penchera sur une nouvelle règlementation qui permettrait de légaliser le service Uber dans la capitale albertaine.

Les changements proposés permettraient à l'entreprise de covoiturage payant d'opérer légalement dans la capitale albertaine si les chauffeurs se procurent un permis auprès de la Ville et ont des assurances adéquates. Ils devraient aussi se plier à des inspections annuelles et des vérifications d'antécédents judiciaires.

Les coûts subis par les chauffeurs augmenteraient donc considérablement. À titre d'exemple, le permis municipal nécessite à lui seul 500 $ par année.

Le porte-parole d'Uber, Xavier Van Chau, a déjà qualifié les propositions d'« irréalisables, » en soulignant dans un communiqué que le coût pour obtenir un permis serait trop élevé pour les chauffeurs de la compagnie.

« La plupart des conducteurs partenaires s'inscrivent pour une courte durée ou à temps partiel », affirme Xavier Van Chau. « Avec de telles règles, les passagers devront peut-être payer plus cher et avoir un service qui n'est pas fiable. »

Assouplir les règles pour les taxis

Le conseil municipal envisage par ailleurs d'assouplir les règles pour l'industrie du taxi, ce qui lui permettrait de mieux faire face à la compétition accrue.

La proposition de règlement municipal propose d'éliminer les suppléments facturés pour les minifourgonnettes et pour le service de nuit en plus d'éliminer le maximum de taxis accessibles aux personnes à mobilité réduite dans la ville.

Également, les chauffeurs de taxi n'auraient plus à suivre une formation de conduite, à passer de test d'anglais ou à présenter un dossier de conducteur à la municipalité.

Garry Dzisenka, le directeur des permis à la Ville d'Edmonton, affirme que ces aspects sont mieux régulés au niveau des entreprises.

« L'approche que [...] prend le conseil est qu'ils veulent un système qui répond aux besoins des citoyens d'Edmonton, tout en protégeant la sécurité publique », affirme Scott Mackie, le directeur de la planification opérationnelle de la Ville d'Edmonton.

Une audience du conseil municipal aura lieu pour discuter de ces changements proposés le 16 septembre. La population est invitée à faire part de ses commentaires à la Ville d'ici le 10 septembre.

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