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El Niño n’a peut-être pas dit son dernier mot

L'organisation météorologique mondiale (OMM) estime qu'il existe une possibilité qu'un nouvel El Niño se forme plus tard cette année. Explications.

Un texte d'Alain Labelle

En 2015 et 2016, un puissant El Niño a fait grimper les températures mondiales et a joué un rôle important dans l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes dans plusieurs régions, comme des sécheresses en Afrique et d’intenses moussons en Asie.

En 2016, le phénomène naturel a atteint une taille équivalente à deux fois la surface des États-Unis. Dans certaines zones, l'eau à la surface de l'océan s'est même réchauffée de 2,5 degrés Celsius au-dessus de la normale.

El Niño survient habituellement lorsque la température des eaux de surface s'élève de plus de 0,5 °C au-dessus de la normale sur une période de cinq mois consécutifs en raison d'un déplacement d'une masse d'eau chaude d'ouest en est dans l'océan Pacifique.

Le phénomène survient tous les deux à sept ans, alternant avec La Niña, son contraire. Or, El Niño pourrait être de retour dès cette année en raison de conditions particulières.

Les météorologistes de l’OMM estiment à 40 % la probabilité de la formation d’un nouvel El Niño.

Les experts expliquent que les conditions océaniques plus froides observées depuis la fin du dernier El Niño n'ont été qu’intermittentes, ce qui tend à indiquer que La Niña fut de très faible intensité.

En fait, le phénomène a été si bref qu’il a été surnommé « La Nada » par les scientifiques, ce qui se traduit par « le rien » en espagnol. Actuellement, les conditions météorologiques globales sont décrites comme neutres par l’OMM, mais…

Un El Niño qui se faufile?

Au large des côtes du Pérou, une situation particulière se dessine actuellement. Les températures de l'océan sont 1,5 °C au-dessus de la moyenne. Cette réalité crée un « El Niño côtier » qui, selon les scientifiques, pourrait devenir un événement plus répandu si les conditions globales neutres persistent.

Cela serait particulier, mais pas sans précédent.

Dr Rupa Kumar Kolli, OMM

Pour atteindre un statut El Niño officiel, les températures dans une grande partie du Pacifique équatorial doivent être au moins 0,5 degré au-dessus de la moyenne et maintenir pendant cinq mois.

Les scientifiques s’attendent à ce que les conditions neutres perdurent durant la première moitié de l’année. Ils auront une bonne idée en mai ou en juin si cet « El Niño côtier » se propage et devient un phénomène El Niño à part entière.

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