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Élections fédérales : les conservateurs absents du débat de la FECQ

En raison de leur faible participation aux élections, les jeunes sont souvent une clientèle négligée par les partis politiques. La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) organisait dimanche un débat à Montréal sur les dossiers qui touchent particulièrement la jeunesse. Les grands absents : les conservateurs.

Un texte de Michel Marsolais

Dimanche, seul le Parti conservateur n'a pas envoyé de représentant. Une absence qui n'a pas surpris les étudiants outre mesure.

« Il y a un déni de la jeunesse qui pour nous est extrêmement problématique. Il y a une espèce de spirale : on ne s'adresse pas aux jeunes, donc les jeunes ne vont pas voter. Les jeunes ne vont pas voter donc il n'y a pas d'intérêt. C'est une roue qui tourne », pense Antoine Côté, président de la FECQ.

L'absence des conservateurs a aussi été soulignée par les autres candidats qui participaient au débat, soit Mélanie Joly (Parti libéral du Canada), Gabriel Ste-Marie (Bloc québécois), Matthew Dubé (Nouveau Parti démocratique), et Daniel Green (Parti vert).

Bien que libéraux et néo-démocrates se disent sûr de remporter une majorité de sièges, les candidats présents n'ont pas rejeté l'idée d'une coalition pour mettre fin au règne du gouvernement Harper.

« On ne peut pas avoir un autre quatre ans de plus de gouvernement Harper. Et je pense qu'on est tous d'accord », de dire Daniel Green, candidat du Parti vert qui affirme que sa formation est prête à jouer le rôle de médiateur entre le NPD et les libéraux.

Gabriel Ste-Marie affirme pour sa part que sa formation pourrait appuyer une coalition au cas par cas.

Stages et projets d'oléoducs

L'emploi, l'environnement et l'éducation étaient en tête des enjeux soulevés par les étudiants.

Les candidats ont tenté de répondre aux différentes préoccupations, notamment sur les conditions d'emploi des stagiaires en entreprise. Un problème qui préoccupe les membres de la FECQ.

« Il y a jusqu'à 25 % du salaire du stagiaire qui peut être subventionnés par le gouvernement fédéral par un gouvernement libéral. Ça va vraiment créer des incitatifs et créer des emplois chez les jeunes », affirme la candidate Mélanie Joly du PLC.

Côté environnement, Daniel Green a marqué des points avec une sortie contre les projets d'oléoducs.

« Il faut dire non aux pipelines qui traversent le Québec. Les faits sont là. On ne peut pas se permettre un autre Mégantic », assure-t-il .

Chez les libéraux et les néo-démocrates, on est plus nuancé sur la question des pipelines liée au développement des sables bitumineux albertains. On dit préférer miser davantage sur des technologies vertes pour notamment réduire les émissions de carbone.

« La dépendance au pétrole, c'est quelque chose qu'on veut réduire dans les prochaines années », affirme néanmoins Matthew Dubé, candidat du NPD.

À la dernière élection fédérale de 2011, seulement 38,8 % des jeunes entre 18 et 24 ans sont allés voter.

On craint que la nouvelle Loi sur l'intégrité des élections - qui resserre les contrôles d'identité aux urnes - n'aide pas à rehausser le taux de participation des jeunes.

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