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Elizabeth May plaide coupable à une accusation d’outrage criminel

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, plaide coupable à une accusation d'outrage criminel devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique lundi.

La politicienne de 63 ans, qui ne possède pas de casier judiciaire, devra payer une amende de 1500 $.

Cette plaidoirie fait suite à son arrestation lors de la manifestation contre le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain, au terminal de Kinder Morgan, à Burnaby, le 23 mars dernier.

Le projet de 7,4 milliards de dollars consiste à doubler le pipeline de 1150 km, qui relie présentement Edmonton et Burnaby, triplant ainsi sa capacité.

Lors de la manifestation, en compagnie de l’ancien député néo-démocrate Kennedy Stewart, Mme May s'est jointe à un groupe de manifestants qui a bloqué l’accès au site de la compagnie et ainsi violé une injonction de la cour qui interdisait à quiconque de s'approcher à moins de 5 m des lieux.

M. Stewart a plaidé coupable le 14 mai et s'est vu imposer une amende de 500 $.

Des amendes plus sévères

Lundi, le juge Kenneth Affleck a déclaré qu’une amende de 500 $ n’était pas suffisante et a ordonné à Elizabeth May de payer 1500 $.

Pendant près d’une heure, le juge a écouté les noms de plus de 20 avocats représentant des douzaines de clients ainsi qu’un petit groupe de gens qui n'avaient pas d'avocat.

Les procureurs de la Couronne veulent augmenter la sévérité des amendes contre les opposants de Trans Mountain qui se font arrêter à plusieurs reprises. Ceux qui subissent un procès ou qui violent l’injonction de façon continue pourraient faire face à des amendes de 4500 $ ou des peines de 14 jours de prison.

Malgré ce que le terme « outrage criminel » peut laisser entendre, il ne s’agit pas d’un crime jugé en vertu du Code criminel. Ce faisant, Mme May n’aura pas de casier judiciaire.

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