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Elizabeth Wettlaufer radiée de l'Ordre des infirmières de l'Ontario

Elizabeth Wettlaufer, qui a plaidé coupable des meurtres de huit aînés, est radiée de l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario. Un panel disciplinaire de cinq personnes, formé d'infirmières et de membres du public, a tranché mardi.

Le panel disciplinaire a conclu qu'il s'agissait du plus grave cas d'inconduite professionnelle de l'histoire de l'Ordre.

L'ancienne infirmière âgée de 50 ans a été condamnée en juin à la prison à vie sans droit de libération conditionnelle avant 25 ans, après avoir plaidé coupable devant un tribunal de Woodstock.

L'Ordre se défend de ne pas avoir fait son travail

L'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario savait qu'Elizabeth Wettlaufer avait été renvoyée de la maison de retraite Caressant Care en 2014 pour une erreur dans le dosage des médicaments.

Ce n'était pourtant pas la première fois, car elle avait été suspendue pour les mêmes motifs auparavant.

Elle a continué de travailler comme infirmière, jusqu'à ce qu'elle quitte la profession de son plein gré en septembre 2016.

« Il n'y avait pas matière à déposer des accusations, a dit mardi l'avocat Mark Sandlers, parce qu'elle avait reconnu son erreur, il n'y avait eu aucune malice de sa part et aucun tort n'avait été causé au patient. »

L'ordre s'en est tenu à une lettre envoyée à l'infirmière fautive lui indiquant qu'on s'attendait à ce qu'elle se conforme aux normes et pratiques de la profession.

Selon l'avocate de l'Ordre des infirmières de l'Ontario, Me Megan Shortreed, les crimes d'Elizabeth Wettlaufer sont sans précédent.

C'est pourquoi, selon elle, l'organisme de réglementation n'avait pas d'autre choix que de la radier.

L'Ordre avait dû attendre la fin des procédures judiciaires contre l'ex-infirmière avant de procéder à cette audience disciplinaire.

De nouveaux détails font surface

L'audience de mardi a permis de connaître d'autres détails non encore rendus publics, sur l'incompétence de l'ex-infirmière.

Ainsi en 1995, Elizabeth Wettlaufer avait été congédiée d’un hôpital pour avoir volé des médicaments, les avoir consommés et avoir été retrouvée droguée pendant qu'elle était au travail.

L'ordre en avait été informé et son droit de pratique avait été limité durant un an en 1996.

Mme Welllaufer devait alors respecter les conditions suivantes :

  • Demeurer sous la supervision d'un spécialiste en toxicomanie et un médecin de famille
  • Participer à des rencontres de groupes de soutien
  • Fournir des tests d'urine
  • Ne plus consommer de drogue ni d'alcool

Le gouvernement ontarien a déjà ordonné la tenue d'une enquête publique dans l'affaire Wettlaufer, mais aucune date ni aucun détail sur qui présidera l'audience n'ont encore été avancés.

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