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Évangile de Louis Riel, un nouveau livre de Jean-Pierre Dubé

Avec son nouveau livre, Évangile de Louis Riel, le journaliste et écrivain Jean-Pierre Dubé espère jeter de la lumière sur le passé « sordide » du chef martyr métis et père de la confédération manitobaine.

« C'est une histoire qui fait mal encore, et je pense qu'il y a diverses réactions à cette douleur-là, relate l'auteur. Et parmi ces réactions-là, il y a beaucoup de négation, beaucoup de fiction et beaucoup d'exagérations. »

M. Dubé explique que le livre remet en perspective la vie et l'oeuvre de Louis Riel à l'aide des écrits complets du chef métis, publiés il y a 30 ans. « [Les écrits complets], c'est comme 2800 pages. Il a beaucoup écrit et il s'est beaucoup dévoilé. C'est essentiellement sa façon à lui de se présenter qui révèle les deux [axes] problématiques : son côté religieux et sa santé mentale. »

Dès la résistance métisse à la Rivière-Rouge, en 1869, Louis Riel s'interrogea déjà sur « cette mission personnelle que Dieu lui avait confiée. [...] À la fin, il va essayer de se prouver comme l'égal de Jésus-Christ en ressuscitant après sa pendaison. Il est monté à l'échafaud avec la conviction qu'il allait ressusciter », atteste l'auteur.

Sur le plan de la santé mentale, « même dans l’adolescence, on reconnaît chez Louis Riel des problèmes émotionnels. Et ça va dégénérer avec chaque échec, qui le plonge dans une crise existentielle, et va l’amener dans une autre profondeur de ses difficultés, soit la mégalomanie », dit-il.

Jean-Paul Dubé mentionne qu'il s'attend à toutes sortes de réactions du public pour son portrait du leader des Métis, mais avoue déjà être surpris par certaines d'entre elles. « Ce qui me frappe d’abord, c’est qu’en partant, il semble que le livre apporte – avant même sa sortie – une certaine aisance aux gens qui n’ont jamais embarqué dans le folklore de Louis Riel. »

Ce que l'écrivain métis souhaite au fond, par contre, c'est tout simplement « commencer à parler plus franchement [de Louis Riel]. »

« Ça, ça vaut le risque, pour moi, de me soumettre aux critiques », avoue-t-il.

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