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La Vérif : Couillard avait promis 250 000 emplois, où en sommes-nous?

À un an de la prochaine campagne électorale au Québec, les libéraux de Philippe Couillard ont atteint 79 % de leur objectif de 250 000 emplois en cinq ans. Ces 197 000 emplois supplémentaires en 39 mois ne constituent toutefois pas un record.

Un texte de Nathalie Lemieux et François Cormier

Entre mars 1999 et juin 2002, le Québec avait enregistré une hausse de 311 600 emplois. À l'époque, c'est le Parti québécois (sous Lucien Bouchard puis Bernard Landry) qui gouvernait le Québec.

Cette fois-ci, par contre, le taux de chômage est à son plus bas niveau depuis 30 ans. Depuis 1987, il n'a jamais été aussi bas que le taux de 5,8 % de juillet 2017 (plus récente donnée de Statistique Canada).

C'est d'ailleurs en raison de ce bas taux de chômage que l'économiste Pierre Fortin de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) se garde de prédire que Philippe Couillard atteindra son objectif.

L'économiste Mathieu Bédard de l'Institut économique de Montréal (IEDM) rappelle par ailleurs que les libéraux de Philippe Couillard ne sont pas directement responsables de ces emplois supplémentaires.

« Le gouvernement peut, ajoute M. Bédard, créer un environnement propice à la croissance économique, mais ce n’est pas lui qui crée les emplois directement. »

C'est d'ailleurs le secteur privé qui a généré le plus d'emplois. De plus, 89 % de tous ces travailleurs supplémentaires sont à temps plein alors que 11 % travaillent à temps partiel.

La promesse de 250 000 emplois en cinq ans était-elle réaliste?

Radio-Canada a fait des calculs pour connaître le nombre d'emplois supplémentaires normalement enregistrés sur une période de cinq ans au Québec. Nous avons calculé la différence d'emplois entre janvier 1995 et janvier 2000. Puis nous avons calculé la différence entre février 1995 et février 2000 et ainsi de suite jusqu'à 2017.

Résultat : il se crée en moyenne 253 000 emplois tous les cinq ans au Québec. En promettant 250 000 emplois pour la première fois, le 2 août 2012, les libéraux ne visaient ni plus ni moins que la moyenne.

À l'époque, Jean Charest dirigeait le Parti libéral, mais il avait perdu les élections générales contre le Parti québécois de Pauline Marois. Le nouveau chef libéral, Philippe Couillard, a répété la promesse de son prédécesseur en mars 2014, lors de la campagne électorale qui lui a permis de devenir premier ministre.

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