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La Vérif : faut-il s'inquiéter pour la minorité anglophone du Québec?

Le gouvernement Couillard se demande s'il faut investir plus d'argent pour offrir des services dans leur langue aux anglophones de l'extérieur de Montréal. Des projections démontrent toutefois que leur poids démographique devrait augmenter.

Un texte de François Cormier et Nathalie Lemieux

Entre 1996 et 2011, le nombre de Québécois à l'extérieur de Montréal ayant comme langue maternelle l'anglais a fléchi de 2,3 %. Toutefois, Statistique Canada projette que leur proportion va augmenter d'ici 2036.

L'organisme fédéral n'est toutefois pas en mesure d'offrir des projections pour chacune des régions administratives du Québec. Or, des problèmes ont bel et bien été relevés à certains endroits.

Par exemple, il est difficile pour les anglophones d'obtenir des services de santé dans leur langue en Abitibi-Témiscamingue, à Québec et en Mauricie-Centre-du-Québec, si on en croit une étude réalisée en 2011 par Réseaux communautaires de santé et de services sociaux, une organisation défendant les communautés anglophones du Québec.

L'enjeu de l'éducation

Les services en éducation font également partie des enjeux. Dans le Bas-St-Laurent, les jeunes doivent partir de la région pour leurs études post-secondaires, puisqu'il n'existe qu'une école primaire et secondaire pour tout le territoire. Elle est située à Métis-sur-Mer.

À Sept-Îles, le cégep propose des cours pré-universitaires en anglais mais les étudiants qui désirent faire une technique doivent quitter la Côte-Nord et se tourner vers d'autres régions.

Québec veut sensibiliser Ottawa

Puisqu'il existe des sommes fédérales réservées aux minorités linguistiques, le gouvernement Couillard a écrit à la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, pour la sensibiliser à l'enjeu des communautés anglophones du Québec à l'extérieur de Montréal.

Dans une lettre qu'elle a fait parvenir à Jean-Marc Fournier au mois d'avril, la ministre fédérale Mélanie Joly se dit ouverte à étudier cette question.

Ottawa a d'ailleurs proposé à Québec d'avoir une rencontre sur ce sujet au cours des prochains mois.

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