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Empoisonnement en Grande-Bretagne : la femme du couple contaminé est décédée

Dawn Sturgess, 44 ans, la femme du couple contaminé à l'agent neurologique Novitchok en Grande-Bretagne, est décédée, ont annoncé dimanche les autorités. La police a ouvert une enquête pour meurtre.

De son côté, son compagnon, un homme de 45 ans lui aussi contaminé à l'arme chimique, se trouve toujours à l'hôpital, où son état est jugé critique.

Selon des informations transmises par la Metropolitan Police, l'enquête sur le meurtre de Mme Sturgess a été confiée au contre-terrorisme britannique, et « environ 100 détectives travaillent d'arrache-pied aux côtés de leurs collègues du Wiltshire », la région britannique où s'est déroulé l'incident.

Impossible, pour l'instant, de savoir d'où provient le Novitchok auquel les deux individus ont été exposés. Mme Sturgess et son compagnon auraient manipulé un objet contaminé, avancent les autorités.

La police précise néanmoins qu'« il n'existe aucune preuve que [les deux personnes contaminées] ont visité l'un des sites décontaminés à la suite de la tentative de meurtre contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia, en mars dernier », sans toutefois pouvoir déterminer si l'agent innervant provenait du même lot lors des deux incidents.

Ces deux incidents se sont d'ailleurs produits dans les villes d'Amesbury et de Salisbury, à une dizaine de kilomètres de distance l'une de l'autre.

4 cas traités au même hôpital

Dawn Sturgess est morte à l'hôpital du district de Salisbury, le même établissement où les Skripal ont été soignés. Ioulia Skripal est restée dans le coma pendant 20 jours. Elle a pu quitter l'hôpital cinq semaines après l'empoisonnement. Son père est sorti le 18 mai.

Selon Alastair Hay, professeur de toxicologie à l’Université de Leeds, l’hôpital de Salisbury a probablement plus d’expérience que n’importe quel établissement dans le monde sur le Novitchok, mais il y a des limites à ce que la médecine peut faire, a-t-il dit.

« Parce que les agents neurotoxiques compromettent les fonctions nerveuses et musculaires, leurs effets sont très étendus, et, dans les cas de décès, ceux-ci sont généralement dus à une insuffisance respiratoire ou circulatoire, ou aux deux », a déclaré Alastair Hay.

L’autorité de santé publique britannique a indiqué que les risques de contamination au Novitchok pour le public restaient faibles.

Dimanche, toujours, la première ministre Theresa May s'est dite scandalisée et choquée par la nouvelle de la mort de Mme Sturgess.

Londres accuse la Russie d'avoir empoisonné Sergueï Skripal et sa fille, provoquant la pire crise diplomatique entre l'Est et l'Ouest depuis la fin de la guerre froide.

Les deux camps avaient ainsi mutuellement expulsé des centaines de diplomates. Moscou continue de plaider son innocence dans cette affaire.

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