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En pleine tempête, Donald Trump dit qu'il n'abandonnera jamais

Le candidat républicain Donald Trump a affirmé samedi qu'il « n'abandonnera jamais » la campagne présidentielle, malgré les critiques qui fusent à son égard et les appels à se désister qui se multiplient au sein de son propre parti, après la diffusion de propos vulgaires et dégradants envers les femmes.

Fidèle à lui-même, le ton défiant, et démentant toute crise dans sa course vers la présidence, le candidat a assuré qu'il n'était pas question de jeter l'éponge.

Le milliardaire américain se heurte à une vague de critiques sans précédent après que le Washington Post a dévoilé, vendredi, l'enregistrement d'une conversation privée qu'il avait eue en 2005. Durant cette conversation, Donald Trump décrivait en termes crus et dégradants ses techniques de drague.

Samedi, la femme de l'homme d'affaires, Melania Trump, a même qualifié ces propos d'« inacceptables et offensants ». Elle affirme toutefois avoir accepté les excuses de son mari et invite les gens à faire de même.

« Les mots que mon mari a utilisés sont inacceptables et offensants. Ceux-ci ne représentent pas l'homme que je connais. Il a le coeur et le caractère d'un leader. J'espère que les gens accepteront ses excuses, comme je l'ai fait, et se concentreront sur les problèmes importants auxquels notre nation et le monde entier doivent faire face », peut-on lire dans son communiqué.

Le colistier de Trump « outré »

Mike Pence, le colistier de Donald Trump dans la course à la Maison-Blanche, s'est quant à lui déclaré « outré » par les propos machistes et vulgaires du candidat républicain.

« En tant qu'époux et père, j'ai été outré par les propos de Donald Trump et par les actions qu'il décrit dans cette vidéo datant de 11 ans », a déclaré le candidat à la vice-présidence.

« Je ne cautionne pas ses déclarations et je ne peux pas les défendre », a-t-il ajouté, en saluant le fait que M. Trump ait présenté des excuses. 

Des ténors quittent le navire

Les révélations des dernières heures ont aussi convaincu d'autres membres influents du Parti républicain de ne plus soutenir leur candidat.

Le sénateur de l'Arizona, John McCain, a pris ses distances vis-à-vis de Donald Trump samedi, précisant qu'il ne votera pas pour lui le 8 novembre.

« Le comportement de Donald Trump cette semaine qui s'est conclue avec la révélation de ses propos avilissants concernant les femmes et ses vantardises d'agressions sexuelles, rend impossible de continuer à soutenir, même de façon conditionnelle, sa candidature », a déclaré John McCain dans un communiqué, ajoutant que sa femme et lui ne voteront pas pour Donald Trump. Il ne donnera toutefois pas son vote à la démocrate Hillary Clinton.

L'ancienne secrétaire d'État Condoleezza Rice demande elle aussi à Donald Trump d'abdiquer. « Assez! Donald Trump ne devrait pas être président. Il devrait retirer sa candidature », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Le sénateur Mike Crapo, qui représente l'Idaho au Congrès américain, a également annoncé sur Twitter qu'il retirait son appui à Donald Trump.

Le sénateur a déploré le comportement de Donald Trump, plus particulièrement ses actions et ses remarques dégradantes répétées à l'égard des femmes, qu'il considère comme « irrespectueuses et obscènes ». Mike Crapo a expliqué que son propre engagement dans les dossiers touchant à la violence conjugale durant une vingtaine d'années le forçait à révoquer son appui au candidat républicain.

Il a également rejeté les excuses de Donald Trump et a qualifié sa défense invoquant « des blagues de vestiaire » d'inacceptable et d'incompatible avec ses valeurs.

Ces noms s'ajoutent à une liste de plus en plus longue de républicains qui quittent le navire Trump. Récemment, les sénateurs Mike Lee (Utah), Mark Kirk (Illinois) et Ben Sasse (Nebraska) ont demandé à Donald Trump de se retirer de la course, tout comme Jason Chaffetz (Utah) et Martha Roby (Alabama), des élus de la Chambre des représentants.

Au moins 60 républicains ont annoncé qu'ils révoquaient leur appui au candidat républicain, et une vingtaine ont exigé le retrait de Donald Trump de la course à la présidence.

Chez les démocrates, les critiques s'intensifient aussi. Le vice-président Joe Biden a écrit que le comportement de Donald Trump allait au-delà de l'obscénité, se rapprochant davantage de « l'agression sexuelle ».  

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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