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Énergie Est : l'Alberta et le Nouveau-Brunswick main dans la main

Les premiers ministres de l'Alberta Rachel Notley et du Nouveau-Brunswick Brian Gallant ont réitéré leur solide appui au projet de pipeline Énergie Est, de la pétrolière TransCanada, jeudi dans la capitale albertaine.

Un texte de Geneviève Normand

De passage à Edmonton dans le cadre d'une tournée dans l'Ouest canadien, Brian Gallant a discuté des enjeux énergétiques et économiques avec la chef néo-démocrate. Ensemble, ils s'unissent pour espérer que le projet, très controversé au Québec, reçoive le feu vert du gouvernement fédéral.

« Il n'y a pas de doute que l'énergie est quelque chose de très présent dans nos esprits, a-t-il affirmé. Pour nous, au Nouveau-Brunswick, ce secteur joue un rôle énorme dans notre économie ».

La première ministre albertaine s'est réjouie de cet appui en provenance de l'autre bout du pays.

« Nous sommes tous deux d'accord que le pipeline Énergie Est est dans l'intérêt fondamental de tous les Canadiens parce qu'il s'agit de la méthode la plus sécuritaire et la plus économique pour acheminer des produits pétroliers et gaziers vers des marchés », a-t-elle affirmé d'un ton confiant.

Brian Gallant, pour sa part, a vanté les bienfaits du projet du côté de l'Atlantique. « Nous avons la raffinerie la plus grosse et la plus sophistiquée de tout le pays, a-t-il dit. Nous avons un port phénoménal, le port de Saint-Jean, et nous avons des infrastructures qui peuvent nous aider à exporter les produits canadiens vers des marchés ».

Environnement : une crédibilité à rebâtir, selon Gallant

En conférence de presse, les deux premiers ministres ont aussi beaucoup parlé d'environnement et de changements climatiques.

« Le développement des ressources naturelles doit se faire en protégeant l'environnement, a renchéri Notley. L'un ne peut exister sans l'autre ». La chef néo-démocrate a d'ailleurs rappelé que les premiers ministres de toutes les provinces canadiennes ont adopté, en juillet dernier, une stratégie nationale de l'énergie.

Par ailleurs, avec le NPD au pouvoir en Alberta et le Parti libéral à Ottawa, le premier ministre Gallant a bon espoir que la perception de la communauté internationale change par rapport à ce que fait le Canada en matière d'environnement.

« Je pense que le gouvernement Harper [...] n'a pas pu développer des oléoducs autour du pays et je pense que c'est en raison du fait que la communauté internationale, même les Canadiens et les Canadiennes, ne pensait pas que l'environnement était protégé assez sous leur règne. Alors, moi, je suis optimiste avec le gouvernement Trudeau ».

L'oléoduc Énergie Est est un projet de pipeline de 4600 kilomètres qui transporterait environ 1,1 million de barils de pétrole par jour de l'Alberta et la Saskatchewan vers les raffineries et terminaux portuaires de l'est du Canada. Le projet est estimé à 12 milliards de dollars.

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