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Énergie Est : l'Office national de l'énergie lance son examen

L'Office national de l'énergie amorce un processus d'examen de 21 mois pour le projet de pipeline Énergie Est. La première audience de l'ONE aura lieu le 8 août à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Des audiences auront également lieu au Québec, en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta. À la suite des audiences, le rapport final de l'ONE est attendu au plus tard le 16 mars 2018.

Pour la première fois, les émissions de gaz à effet de serre feront partie des critères d'évaluation du projet. L'ONE collaborera avec Environnement et Changement climatique Canada pour mener cette évaluation.

Un comité d'audience constitué de trois membres étudiera la demande de l'entreprise TransCanada. Ils seront chargés de faire un rapport et des recommandations pour dire si le projet de pipeline est dans l'intérêt des Canadiens.

Un sondage sera d'abord effectué auprès des participants pour aider à orienter le processus des audiences, y compris « la possibilité d'un contre-interrogatoire oral » de TransCanada.

Selon Jean-Denis Charlebois, responsable du projet Énergie Est à l'ONE, tous les Canadiens qui le souhaitent auront leur mot à dire à propos de ce projet.

Alors que l'Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) a décidé de rejoindre les rangs des opposants au projet de l'oléoduc Énergie Est, Jean-Denis Charlebois a tenu à rappeler que la participation de tous les Autochtones était attendue. Les participants autochtones pourront continuer à faire part de leurs préoccupations par preuve traditionnelle orale auprès de l'ONE.

L'annonce du processus d'examen survient le jour où le premier ministre saskatchewanais, Brad Wall, a rencontré son homologue québécois, Philippe Couillard, qui en a profité pour lui rappeler les sept conditions que sa province avait imposées à la construction du pipeline.

TransCanada a déclaré par voie de communiqué que l'entreprise continuera de recueillir les commentaires des participants et de fournir de l'information. « Nous passons à la prochaine phase du processus devant l'ONE, mais nos équipes continueront à échanger avec les Premières Nations, les maires, les préfets de municipalités régionales de comté, les propriétaires fonciers et les autorités gouvernementales, afin de répondre à leurs questions et à leurs préoccupations », a fait savoir le vice-président d'Énergie Est, Louis Bergeron.

L'oléoduc Énergie Est est un projet de pipeline de 4500 kilomètres estimé à 15,7 milliards de dollars. Grâce à cet oléoduc,TransCanada prévoit acheminer chaque jour plus de 1 million de barils de pétrole lourd de l'ouest du pays vers des raffineries de l'est et jusqu'à la gare maritime de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

TransCanada a déjà abandonné une partie de son projet qui consistait à construire un terminal pétrolier à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent, à la suite de la grogne suscitée par le projet dans la population. Le projet de terminal pétrolier menaçait la population des bélugas du Saint-Laurent.

En avril, TransCanada a accepté de soumettre Énergie Est à une étude détaillée du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), même si l'entreprise albertaine considère que seul le gouvernement fédéral a l'autorité de statuer sur le projet. Elle avait jusqu'au 6 juin pour remettre son étude d'impact à Québec. Le rapport est « confidentiel » tant que Québec ne l'aura pas transmis au BAPE, a-t-on indiqué au bureau du ministre de l'Environnement, David Heurtel.

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