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Enquête sur les femmes autochtones : la commissaire en chef appelée à démissionner

Les chefs des Premières Nations ont appuyé jeudi une résolution appelant Marion Buller, commissaire en chef de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, à démissionner.

Par un vote de 48 à 15, les chefs rassemblés à la réunion spéciale de l'Assemblée des Premières Nations (APN), à Ottawa, ont demandé au gouvernement fédéral de prolonger l'enquête de deux ans, mais aussi de nommer un nouveau commissaire en chef.

La résolution est toutefois non contraignante.

Dans une entrevue accordée à CBC avant le vote, Mme Buller a déclaré qu'elle n'avait aucune intention de démissionner.

Le chef Peter Collins, de la Première Nation de Fort William, en Ontario, a présenté la motion à l'Assemblée. Il a demandé une prolongation de l'enquête sans réclamer le départ de Mme Buller, mais il a finalement été contraint de le faire à la demande des autres chefs.

De passage à Ottawa pour la réunion de l'APN, Marion Buller a reçu peu ou pas d'applaudissements des chefs quand elle a défendu le travail de l'enquête. Lors d'une période de questions, elle a dû faire face à un assaut de critiques.

La plus cinglante critique est venue de Sheila North Wilson, grande chef des Premières Nations du Manitoba Keewatinowi Okimakanak (un groupe d'une trentaine de Premières Nations du nord de la province).

« Vous n'êtes pas une bonne commissaire pour cette enquête; désolée, mais en même temps je ne suis pas désolée. Tous les commissaires devraient démissionner, mais en particulier vous. La commission s'effondre », a-t-elle dit.

Plusieurs personnes croient que l'enquête est trop centrée sur la collecte de témoignages des familles et des survivants, mais qu'elle ne se penche pas assez sur les solutions concrètes pour éradiquer le problème des violences faites à l'endroit des femmes autochtones.

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