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Enquête sur un ex-juge de la Cour provinciale de l'Alberta après des commentaires déplacés

Le Conseil canadien de la magistrature examine le comportement et les commentaires irrespectueux du juge de la Cour fédérale Robin B. Camp envers une victime lors d'une cause d'agressions sexuelles.

Les commentaires déplacés ont eu lieu en 2014 alors que Robin B. Camp était juge à la Cour provinciale de l'Alberta. Le juge aurait, entre autres, dit à la plaignante de 19 ans, victime de viol : « Pourquoi n'as-tu pas gardé tes genoux ensemble? »

L'examen du Conseil canadien de la magistrature survient après le dépôt d'une plainte de onze pages de quatre professeurs de droit de l'Université Dalhousie et de l'Université de Calgary. Elaine Craig, Jocelyn Downie, Jennifer Koshan et Alice Woodley considèrent que les propos du juge Robin Camp sont condescendants et méprisants envers les règles dans les cas d'agression sexuelle.

Les plaignants soutiennent que le juge a montré de l'indifférence si ce n'est pas du dédain envers les dispositions légales visant à protéger les victimes d'agression sexuelle.

Pleine collaboration

Dans un communiqué, la Cour fédérale affirme que le juge Robin B. Camp collabore à l'enquête et qu'il n'est assigné à aucun nouveau cas lié à des agressions sexuelles.

Robin B. Camp a, pour sa part, présenté dans un communiqué ses excuses pour avoir causé « une profonde douleur à la plaignante et à toutes les femmes qui auraient été dissuadées de porter plainte pour abus sexuel ».

Le juge a volontairement accepté de participer à un programme de sensibilisation à l'égalité des sexes.

Selon le directeur du Conseil canadien de la magistrature, Norman Sabourin, l'enquête peut mener à un rejet de la plainte, une obligation pour le juge d'être supervisé ou l'établissement d'un comité de révision qui pourrait mener à une enquête publique. Le Conseil pourrait également décider de retirer le juge de ses fonctions.

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