Quelques minutes à peine avant l'expiration de l'ultimatum fixé par le syndicat à 11 h 59 lundi, Fiat-Chrysler et Unifor, qui représente les employés de ses usines canadiennes, ont annoncé la conclusion d'une entente de principe pour le renouvellement de la convention collective.

Si un tel accord n'avait pas été obtenu, Unifor avait la ferme intention de déclencher des moyens de pression.

Le président d'Unifor, Jerry Dias, a indiqué que l'accord couvrait une période de quatre ans et qu'il renfermait certaines promesses claires de la part de la direction de Fiat-Chrysler.

M. Dias a notamment soutenu que l'entente incluait une enveloppe de 325 millions de dollars devant servir à reconstruire l'atelier de peinture de l'usine de Brampton. Il a ensuite mentionné que l'accord comprenait un engagement en faveur de la construction d'un modèle de véhicule hybride dans les installations de Fiat-Chrysler situées à Windsor.

Il a fait valoir que la nouvelle entente collait au modèle économique ayant été auparavant développé avec la direction de General Motors (GM). L'accord conclu chez GM le mois dernier incluait entre autres des augmentations salariales de 2 % durant la première et la quatrième année du contrat ainsi qu'un bonus à la ratification de l'ordre de 6000 $.

M. Dias a reconnu que chez Fiat-Chrysler, l'entente est intervenue au terme « de négociations particulièrement pénibles ».

Les travailleurs de cette entreprise se prononceront sur l'accord dès dimanche. S'ils décident de l'entériner, les représentants d'Unifor entameront immédiatement des pourparlers avec la direction de Ford.

Fiat-Chrysler emploie 9750 travailleurs syndiqués dans ses usines de Brampton, de Toronto et de Windsor.

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