Retour

Erik Guay sacré champion du monde du super-G, Osborne-Paradis 3e

Erik Guay a ajouté un second titre mondial à son palmarès en remportant le super-G des Championnats du monde mercredi, à Saint-Moritz, en Suisse. À 35 ans, il devient le skieur le plus âgé à monter sur la plus haute marche du podium à des mondiaux de ski alpin et le premier Canadien à enlever l'or au super-G.

Guay a créé une certaine surprise en affichant le chrono le plus rapide sur la Corviglia, puisqu'il n'avait pas gagné un super-G depuis mars 2010 à Garmisch-Partenkirchen. Cette victoire lui avait alors permis de décrocher le petit globe de cristal de la spécialité.

« Avant que je traverse la ligne verte (d’arrivée), j’ai vu la réaction de la foule. Tout le monde était debout et m’acclamait. Je savais que quelque chose de bien venait d’arriver, a raconté le Québécois [...] J’étais très émotif. J’étais content d’avoir mes lunettes, personne n’a pu voir mes yeux!

Parti avec le dossard 14, Guay a rallié l'arrivée en 1 min 25 s 38/100 pour devancer le Norvégien et grand favori Kjetil Jansrud de 45 centièmes de seconde. Son coéquipier britanno-colombien Manuel Osborne-Paradis a trouvé une belle façon de célébrer ses 33 ans mercredi avec la médaille de bronze, à 51 centièmes du temps de référence.

« C'est incroyable d'être sur le podium avec Jansrud et Manny, deux amis proches », a dit Guay, sacré champion du monde de la descente il y a six ans, encore à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne.

Dustin Cook, l'autre Canadien en lice et médaillé d'argent du super-G aux mondiaux de 2015 à Beaver Creek, n'a pas terminé l'épreuve après avoir raté une porte.

Souvent blessé aux genoux et en proie à des douleurs au dos pendant de nombreuses années, le skieur de Mont-Tremblant a failli arrêter sa carrière il y a deux ans et demi après une opération au genou gauche en juin 2014.

Depuis cette opération,il n'est monté qu'à deux reprises sur les podiums de la Coupe du monde, chaque fois sur la troisième marche: à Val Gardena en super-G il y a deux mois et à Saint-Moritz lors de la descente des finales en mars 2016.

« Ce qui est incroyable, c'est toute l'histoire, d'être revenu des blessures. De revenir ici, et d'oublier tout ce qui s'est passé avant et d'apprécier, a ajouté Guay. [...] On a souvent entendu dans le sport que ç’a été "un travail d’équipe". Je dois dire que ç’a été le cas. J’aimerais remercier mes thérapeutes, mes médecins et mes entraîneurs de m’avoir gardé dans un bon état d’esprit mental. »

Guay totalise 24 podiums en Coupe du monde, dont 5 victoires, la dernière remontant à mars 2014 lors de la descente de Kvitfjell, en Norvège.

Si l'or de Guay a suscité la surprise, que dire du bronze d'Osborne-Paradis qui ne comptait qu'un podium en super-G sur ses 11 en Coupe du monde, une victoire à Lake Louise en 2009.

« J'ai commis une grosse faute au milieu de la course et je savais que si je ne donnais pas tout sur le reste, c'était fini. C'est la beauté de la course », a dit le vétéran qui ne s'était hissé sur un podium de Coupe du monde que deux fois au cours des sept dernières années.

Guay et Osborne-Paradis tenteront d'ajouter à leur succès dans la descente samedi.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Ce garçon se fait prendre par le reste de sa famille!





Rabais de la semaine