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Ex-conseiller de Marois, Stéphane Gobeil se joint à la CAQ

Stéphane Gobeil gravite depuis un moment dans les hautes instances du Parti québécois. Aussi le passage de cet ex-conseiller de Pauline Marois à la Coalition avenir Québec (CAQ) cause-t-il une certaine commotion dans l'univers politique québécois.

En effet, dans un blogue publié dans le Journal de Québec, mardi, Stéphane Gobeil a rendu publique sa décision de passer dans le camp de François Legault. Il y travaillera comme collaborateur ponctuel. 

Stéphane Gobeil a été conseiller et premier rédacteur de discours pour l'ex-première ministre péquiste Pauline Marois. En juin 2013, il avait quitté ce poste pour redevenir consultant stratégique, une fonction qu'il occupait avant de rejoindre les rangs du PQ.

M. Gobeil estime que la meilleure façon d'empêcher que les libéraux ne détiennent le pouvoir pendant encore des années au Québec est de procéder au rassemblement des forces nationalistes. « Et, en ce sens, l'appel au rassemblement lancé par François Legault en octobre dernier a touché en moi, l'indépendantiste de toujours, une corde sensible », écrit Stéphane Gobeil.

Au surlendemain de l'élection de Justin Trudeau sur la scène fédérale, le chef de la CAQ, François Legault, avait lancé un appel au rassemblement des forces nationalistes puisque, selon lui, la performance du Bloc québécois venait confirmer la tendance à la baisse de l'option souverainiste dans l'électorat. « J'appelle tous les souverainistes à être pragmatiques puis à se rendre compte qu'actuellement ils n'arriveront pas à aller chercher une majorité d'appuis à la souveraineté du Québec », avait dit François Legault.

Une longue expérience au Bloc québécois

Dans les pages de L'actualité, magazine auquel il a collaboré, Stéphane Gobeil racontait avoir « débuté au Bloc québécois en 1998, comme recherchiste ». Il a ensuite été « directeur du service de recherche au cabinet de Gilles Duceppe, puis conseiller ».

Il est notamment l'auteur de l'ouvrage Un gouvernement de trop, publié chez VLB éditeur.

Pour Stéphane Gobeil, l'indépendance du Québec demeure la meilleure option. « Cependant, il faut bien constater que nous nous éloignons de cet objectif depuis 20 ans, plutôt que de nous en rapprocher », écrit-il dans son blogue.

Et, il lui apparaît improbable que, pour les élections de 2018, l'ensemble des souverainistes accepte de se regrouper pour renverser les libéraux. M. Gobeil estime qu'il faut néanmoins travailler pour qu'à long terme « les caquistes et les péquistes de bonne volonté » s'unissent.

« Pour ma part, j'ai décidé de commencer à le faire dès maintenant, en me joignant à la Coalition avenir Québec », écrit Stéphane Gobeil.

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