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Explosion à Mississauga : 6 mois plus tard, 33 maisons sont toujours vides

Alors que la cause de la détonation se fait toujours attendre, plusieurs familles attendent encore de regagner leur domicile.

Le 28 juin dernier, Mélanie Zigante se trouvait chez elle avec ses trois enfants. Soudainement, sa porte d'entrée et ses fenêtres soufflent en éclat. Pieds nus, elle accourt vers l'arrière de la maison, et hurle à ses enfants de sortir.

Il y avait du verre et des débris partout, je n'y comprenais rien. Ma porte de garage était suspendue dans les airs.

Mélanie Zigante, une sinistrée

Heureusement, personne n'a été blessé. Mais la famille vit toujours chez les grands-parents paternels six mois après l'explosion. La façade, le toit, les murs intérieurs, tout doit être réparé.

« J'espérais revenir à la maison pour Noël, mais ça n'a pas été possible », affirme Mélanie Zigante.

Elle n'est pas la seule. Des dizaines d'autres maisons ont été endommagées dans cette explosion, qui a provoqué un nuage de fumée s'élevant à des mètres de hauteur.

C’est également le cas de Frank Mo et de sa conjointe, Irene Chow, qui vivaient juste derrière la maison soufflée par une explosion en juin dernier, sur la promenade Hickory.

De leur résidence, il ne reste plus que le squelette des fondations. Les briques à l’avant et à l’arrière ont été enlevées, de même que la cloison intérieure et le plancher.

Finalement, 90 % de la maison devra être refait.

Frank Mo, un sinistré

Après l'explosion, 69 personnes ont dû quitter leur domicile, depuis 36 sont revenus chez-eux, mais il y en a toujours 33 qui attendent que leur maison soit réparée ou totalement reconstruite.

Frank Mo et Irene Chow ont été autorisés à entrer dans leur maison deux semaines après l’explosion pour récupérer des affaires personnelles.

Ils ont aussi pu constater les dégâts : les canapés, les meubles de la chambre à coucher, les télévisions, entre autres, étaient bons à jeter.

Leur assurance couvrira les frais de certaines choses, mais pas toutes, disent-ils.

La cause de l’explosion indéterminée

Les autorités n’ont toujours pas révélé ce qui a provoqué la disparition quasiment complète d’une maison, endommagé des dizaines d’autres, fait vibrer les fenêtres des résidences à des kilomètres à la ronde et provoqué un nuage de fumée qui s’est élevé à des mètres de hauteur.

La déflagration a également coûté la vie à deux personnes, Dianne Page et Robert Nadler, les propriétaires de la maison.

Par ailleurs, ce dernier devait purger une peine de prison à vie pour meurtre dans les années 80, mais a été libéré après dix ans derrière les barreaux.

Leurs corps ont été retirés des décombres, mais le bureau du coroner n’a pas fait de commentaires quant à la cause de leur décès.

L’ampleur des dégâts a compliqué la tenue de l’enquête sur les lieux, mais cette dernière a été terminée au début du mois de juillet.

Selon la police régionale de Peel, le Bureau du Commissaire des incendies a terminé son enquête, et devrait dévoiler les résultats d'ici les prochaines semaines.

Le retour à la maison prévu dans 9 mois

Frank Mo et Irene Chow devraient pouvoir retourner chez eux en septembre ou en octobre, selon les prévisions des ouvriers.

Toutefois, ils espèrent accéder à leur propriété avant l'automne parce que leur assurance cessera de payer leur loyer au printemps.

Frank Mo se considère comme chanceux, malgré tout.

Nous n’avons pas été blessés. Une maison se répare, et des biens se rachètent, alors nous passons à autre chose.

Frank Mo

Avec les informations de Natasha MacDonald-Dupuis et CBC

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