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Explosion des coûts de nettoyage des mines abandonnées en C.-B.

Le coût de nettoyage des sites miniers abandonnés a augmenté de 83,4 % en deux ans, révèle un rapport publié par le gouvernement de la Colombie-Britannique.

La facture de 277 millions de dollars en 2014 passe donc à une facture de près de 510 millions de dollars en 2016. Ces coûts exorbitants doivent être épongés par la province et au bout du compte, par les contribuables, puisque les sites miniers en question n'appartiennent plus à une entreprise solvable.

C'est ce que dénonce Ugo Lapointe, coordonnateur canadien de l'organisme Mining Watch Canada. « On doit exiger une garantie financière à la restauration et au nettoyage des sites avant même l'ouverture de toute mine, explique-t-il à Radio-Canada. Le Québec et l'Alaska font déjà bonne figure en la matière en exigeant des garanties assez solides et payables dès la première année. Si la minière fait faillite, les contribuables ne sont pas pénalisés. »

Ugo Lapointe estime qu'il faut s'inspirer des modèles qui existent à l'international dans d'autres industries comme le pétrole et le gaz. « Actuellement, on attend encore que le gouvernement de la Colombie-Britannique réagisse, deux ans après le désastre du mont Polley et après plusieurs rapports accablants en 2015 et 2016 sur l'encadrement du secteur minier dans la province », déplore-t-il.

Selon une liste compilée à la demande de Radio-Canada le mois dernier, plusieurs entreprises minières doivent, en tout, plus d'un milliard de dollars en dettes redevables au gouvernement de la Colombie-Britannique. L'entreprise minière Teck Resources vient en tête, avec une dette de plus de 700 millions de dollars envers la province.

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