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Export Québec conseillera les entreprises intéressées à percer en Iran

Le ministère de l'Économie considère que l'Iran est un marché au « potentiel énorme » et compte organiser une séance d'information pour les entreprises québécoises, car elles montrent un intérêt accru pour ce pays, a appris Radio-Canada.

Un article de Bahador Zabihiyan

Export Québec, l'agence chargée de promouvoir les exportations québécoises, organisera le 16 mars une « séance d'information ».

Celle-ci sera destinée « aux entreprises québécoises qui s'intéressent au marché iranien et plus particulièrement à des occasions d'affaires, aux aspects légaux et fiscaux ainsi qu'aux défis et aux restrictions en vigueur sur ce marché », indique Jean-Pierre D'Auteuil, porte-parole du ministère de l'Économie.

Le gouvernement fédéral a récemment levé les sévères sanctions qui empêchaient pratiquement toute forme de commerce avec la république islamique. Des obstacles demeurent: les échanges financiers sont très compliqués entre les deux pays et il faut des autorisations fédérales avant d'exporter vers l'Iran.

Mais l'intérêt des entreprises québécoises pour l'Iran, un marché de plus de 80 millions de personnes, va grandissant.

Deux juristes, un consultant et un comptable, tous d'origine iranienne, viendront le 16 mars présenter les aspects « géopolitiques, juridiques, culturels ainsi que l'environnement des affaires en Iran ».

L'invitation a été lancée mardi aux entreprises québécoises. Le ministère n'a pas encore les noms des entreprises qui comptent participer à la séance d'information.

CAE commandite un sommet de l'aviation en Iran

Outre Bombardier qui s'intéresse déjà à l'Iran depuis plusieurs mois, Radio-Canada a appris que le fabricant de simulateurs québécois CAE sera un des principaux commanditaires d'un sommet de l'aviation qui aura lieu à Téhéran fin avril.

Exportation et développement Canada revoit ses programmes

Par ailleurs, l'organisme fédéral de crédit à l'exportation, Exportation et développement Canada (EDC), a indiqué à Radio-Canada qu'il revoyait actuellement ses programmes pour aider les entreprises souhaitant exporter vers l'Iran. Pour l'instant, ils n'offrent aucune possibilité de financement pour l'Iran, contrairement à ses équivalents européens.

Cela handicape des compagnies comme Bombardier, car l'Iran a besoin d'avoir accès à du financement pour acheter leurs produits, selon certains analystes.

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