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Femmes autochtones disparues : demande de recours collectif contre Ottawa et la GRC

Une femme autochtone qui vit à Regina, en Saskatchewan, dont la fille de 22 ans a disparu depuis le 11 février 2017, a déposé une demande de recours collectif contre le gouvernement fédéral et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Si la poursuite est autorisée à titre de retour collectif, toutes les familles de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées au Canada qui ont vécu un cas similaire seront concernées par le recours collectif.

Le cabinet d’avocats responsable de la poursuite demande plusieurs centaines de millions de dollars en compensation au gouvernement du Canada au nom de ces familles.

La plaignante, Diane BigEagle, estime que le gouvernement fédéral et la GRC font preuve de « racisme systémique institutionnalisé » dans le traitement des dossiers de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées.

Selon le résumé de la plainte, la GRC a 225 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées non résolus, selon leur propre rapport à ce sujet, datant de 2014.

« Nous devons, entre autres, prouver que la police n’a pas rempli son devoir comme il se doit selon la Loi sur la Gendarmerie royale du Canada et que les agents n’enquêtent pas les cas de femmes autochtones disparues de façon appropriée », a expliqué l’avocat Tony Merchant, qui représente Diane BigEagle.

Selon la demande de recours, au moins 30 familles de femmes autochtones disparues ou assassinées racontent avoir subi le même genre de traitement de la part de la GRC.

Par exemple, les agents de la GRC n’ont pas pris au sérieux leur signalement de disparition, ne semblaient pas intéressés ou ne prenaient tout simplement pas de notes.

Diane BigEagle et les autres familles dont il est question dans la poursuite affirment avoir souffert physiquement, émotionnellement, spirituellement, mentalement et psychologiquement.

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