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Femmes autochtones : l’Enquête nationale demande un délai de deux ans

L'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) a demandé mardi au gouvernement fédéral que son mandat soit prolongé de deux ans, soit jusqu'au 31 décembre 2020.

Davantage de temps est nécessaire pour que l’Enquête puisse remplir son mandat, notamment pour mieux engager les personnes LGBTQ2+ et pour rejoindre les femmes et les filles autochtones vulnérables, ont plaidé les commissaires.

Une demande officielle de prolongation a été faite auprès de la ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, Carolyn Bennett.

Mme Buller avait déjà affirmé en novembre que l’Enquête aurait besoin d’un délai supplémentaire.

Dans un communiqué, la ministre Bennett a affirmé qu'elle « discutera », au cours des prochaines semaines, de la question « avec les familles, [ses] partenaires autochtones, [ses] homologues des provinces et des territoires et [ses] collègues du Cabinet ».

Rééquilibrer les pouvoirs

L'Enquête veut par ailleurs rééquilibrer les pouvoirs parmi les quatre commissaires, a indiqué la commissaire Michèle Audette à Radio-Canada. Le rôle de la commissaire en chef serait ainsi éliminé.

Critiquée depuis les débuts, l’ENFADA a été secouée par une vague de démissions, dont celle en janvier de sa deuxième directrice générale, Debbie Reid, qui aura été en fonction à peine trois mois.

Jusqu’ici, l’Enquête nationale a entendu 763 témoinagnes lors de ses audiences publiques à travers le pays. Elle tiendra des audiences à Montréal à partir du 12 mars.

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