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Femmes autochtones : la Commission doit enquêter sur la prostitution sur des navires

L'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées doit s'attarder au trafic humain de femmes autochtones sur des navires en partance de Thunder Bay, déclare Dawn Lavell-Harvard, la présidente de l'Association des femmes autochtones du Canada.

Un texte de Martine Laberge

Mme Lavell Harvard dit qu'elle n'est pas surprise que la question ait fait surface lors des consultations en vue d'une Commission d'enquête sur les femmes autochtones disparues ou assassinées cette semaine à Thunder Bay.

La ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyn Bennett, s'est dite préoccupée par ce qu'elle a entendu à Thunder Bay.

Les ministres des Affaires autochtones et de la Condition féminine ont recueilli plus de 150 témoignages de la part de femmes et de familles autochtones à Thunder Bay.

La ministre Bennett a rapporté que les familles voulaient s'assurer que le mandat de la future Commission puisse inclure une coopération avec les États-Unis pour enquêter sur le trafic de femmes dans les eaux internationales.

Déjà en 2013, Radio-Canada avait rapporté que l'enquête d'une étudiante à la maîtrise de l'Université du Minnesota avait révélé que le port de Thunder Bay était une plaque tournante du trafic humain à des fins sexuelles.

Violence extrême

La rencontre de mercredi à Thunder Bay était la première à l'extérieur de la capitale fédérale.

Les ministres ont entendu pour la première fois des témoignages de familles, mais aussi de femmes qui ont elles-mêmes été victimes de violence extrême. La ministre de la Condition féminine, Patty Hajdu, qui participe à ces consultations, affirme que cette première rencontre a confirmé l'importance de donner la parole non seulement aux familles qui ont perdu un proche, mais aussi aux femmes qui ont survécu à une situation de danger extrême.

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