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Fermer, vendre ou rénover? De nombreuses églises sont à l'heure du choix

La cathédrale du diocèse de Saint-Jérôme aurait besoin de 150 000 $ pour se refaire une beauté, de potentiels travaux qui ne sont pas étrangers à bon nombre de lieux de culte québécois, qui eux aussi souffrent des dégâts de l'âge et de la désaffection des fidèles.

Un texte de Marie-Laurence Delainey

La nécessité de restaurer le parvis de cette église, la plus grande de la région des Laurentides, soulève la question de l'entretien des églises dans leur ensemble, estime l'évêque coadjuteur du diocèse, Mgr Raymond Poisson.

La principale source de revenu des églises au Québec demeure les dons des fidèles, eux qui sont de plus en plus rares.

Selon Statistique Canada, près de 80 % des québécois catholiques allaient à la messe du dimanche au cours des années 50 et 60. En 2014, seulement 7 % disaient aller à l'église au moins une fois par semaine, selon un sondage Radio-Canada/CROP.

Cette réalité pousse des diocèses du Québec à se réorganiser, comme celui de Saint-Jérôme, qui a mandaté une commission pour trouver des solutions.

Formée de membres du personnel du diocèse et de bénévoles, elle consultera les fidèles des différentes paroisses au cours des prochains mois.

La disparition des lieux de culte, ce qui inclut les églises, s’est par ailleurs accélérée au Québec au cours des dernières années. Depuis 2011, la province compte environ quarante fermetures par année, alors qu'on parlait d'une moyenne de 31 bâtiments fermés par année de 2006 à 2010.

Autre vocation

La plupart des églises catholiques louent une partie de leur bâtiment à des organismes communautaires, indique l'Assemblée des évêques catholiques du Québec. Cette solution leur permet d'occuper les espaces vacants et de tirer un revenu de la location.

Dans le sous-sol de l'église de Saint-Maurice, à Bois-des-Filion, des bénévoles viennent en aide aux plus démunis grâce entre autres à un comptoir alimentaire et à une friperie.

« Quand on dit : "l’Église, c’est fini, c’est pas fini!" Mais il faut faire de quoi pour que ça avance. Moi, je suis tellement content. Chaque jour, je viens ici. Il faut que je fasse quelque chose de bien, j'essaie de donner un espoir à quelqu'un », explique le directeur administratif de la paroisse Saint-Luc, André Bilodeau.

Mgr Poisson croit qu'il faut miser sur ce type de partenariats pour assurer la pérennité de l’Église catholique, car cela permet, en plus de remplir ses espaces, de poursuivre l'une de ses missions : aider son prochain.

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