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Feu à Fort McMurray : « C'est noir, c'est noir, c'est plein de boucane! »

Le feu de forêt qui frappe la région de Fort McMurray en Alberta inquiète plusieurs familles néo-brunswickoises.

Un texte de Antoine Trépanier

Le brasier s'est intensifié mardi après-midi et a forcé l'évacuation obligatoire des 78 000 résidents de la ville. Le Néo-Brunswickois Dave Roussel, de Saint-Léonard, a réussi à se réfugier à l'aéroport juste avant que les flammes ne gagnent le secteur où il travaille.

« Tout le monde se tire de partout. Les chemins sont jammés de trafic. Ce qu'on voit aux nouvelles, c'est à trois blocs d'où j'étais », raconte-t-il en entrevue téléphonique.

M. Roussel, qui est mécanicien pour l'entreprise Surmont Group, doit en principe retourner au Nouveau-Brunswick samedi et rien n'indique qu'il reviendra de sitôt.

« Je n'ai pas le choix [de continuer à travailler]. Je suis à l'aéroport et je continue à travailler. Tant que je suis payé, je continue à travailler », explique-t-il.

C'est que l'entreprise pour laquelle M. Roussel travaille fait partie de la surveillance d'incendie. Un chef pompier dirige les travailleurs pour qu'ils aident à combattre le feu à l'aide de machinerie lourde. Il n'agit pas de la sorte par obligation, mais bien pour aider, dit-il.

Ce dernier a pu se trouver un endroit à l'extérieur de la ville où il pourra séjourner jusqu'à ce que l'ordre d'évacuation soit levé.

À plus de 4000 km de Fort McMurray, la famille de M. Roussel se fait un sang d'encre depuis que l'incendie a éclaté. En début de soirée, ses proches craignaient pour le pire en raison de la croissance des flammes près de son lieu de travail.

Mais, comme plusieurs autres familles, on s'inquiète aussi de la suite des choses, après l'incendie. Plusieurs craignent que l'incendie nuise davantage au climat économique difficile de l'Alberta.

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