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Fin de la grève dans les CPE de Montréal et de Laval

Les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE) de Montréal et de Laval seront de retour au travail lundi matin.

Les conciliateurs du ministère du Travail ont présenté une recommandation de règlement de convention collective aux parties patronale et syndicale des 61 CPE de Montréal et de Laval touchés par une grève depuis le 6 juin dernier.

Les parties se sont engagées à la présenter favorablement à leurs mandants respectifs.

La recommandation des conciliateurs doit être présentée à l’ensemble des travailleuses de CPE concernées lors d’une assemblée extraordinaire la fin de semaine prochaine. La date exacte reste à déterminer.

Plus de 3000 enfants étaient touchés par ce débrayage de quelque 1500 éducatrices.

Les points litigieux portaient notamment sur les congés sans traitement, les horaires de travail ainsi que la liste de rappel et le respect de l'ancienneté.

Les travailleuses en grève, dont les salaires se situent de 14 $ à 23 $ de l'heure, réclamaient en outre une meilleure participation à la gestion de leurs établissements.

Ces employées sont sans contrat de travail depuis 40 mois, soit depuis le 31 mars 2015.

Soulagement

La porte-parole du Regroupement de parents contre les travailleurs de CPE en grève, Victoria Camerota, a dit à l’émission RDI week-end accueillir cette nouvelle positivement. « On est tellement soulagé. On a pleuré de joie ce matin », a-t-elle déclaré.

Elle a expliqué qu’elle était contre la grève illimitée des éducatrices parce que les familles subissaient de lourdes conséquences, comme des pertes d’emplois et des heures de travail retranchées.

« On n’était pas contre la grève, précise-t-elle. On était contre la grève illimitée. On les a supportées [les travailleuses] pour la première semaine. On était de tout coeur avec elles. On n'a rien dit. C’est vraiment à partir du 13 juin, quand la première personne s’est manifestée comme ayant perdu son emploi, qu’on a commencé une initiative », a dit Mme Camerota.

Certains parents ayant perdu leur boulot ont entamé des démarches auprès de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail du Québec pour connaître leurs recours.

« On est soulagé que la grève soit levée », a également dit Chantal Bellavance, représentante de l'Association patronale des CPE.

Selon cette dernière, cette grève « a duré déjà assez longtemps ». « Il fallait qu'on arrive [à cette entente] », a-t-elle souligné, en mentionnant qu'elle « aurait souhaité que ce soit avant ».

Le ministre de la Famille, Luc Fortin, s’est lui aussi réjoui de la fin de la grève, saluant une « excellente nouvelle pour toutes les parties, mais surtout pour les familles du Québec ».

Il a remercié par voie de communiqué « toutes les parties impliquées pour leurs efforts à la table de négociation ».

La qualité éducative

De son côté, lors d’une entrevue à l’émission RDI week-end, la porte-parole du Regroupement en appui aux travailleuses des CPE en grève, Céline Magontier, s’est dite heureuse que la grève prenne fin, pourvu que les demandes des éducatrices aient été entendues et reconnues.

Mme Magontier a appuyé les revendications des éducatrices parce qu’elle considère que celles-ci ont une incidence directe sur l’éducation des enfants.

« J’aurais supporté la grève bien plus longtemps si cela avait été nécessaire. C’est sûr que c’est compliqué, la conciliation travail-famille dans ces conditions-là, mais c’est important que les éducatrices ne subissent pas de recul, parce que les éducatrices sont en lien direct avec la qualité éducative que vont recevoir nos enfants. Donc, c’est important dans une société telle que le Québec que les éducatrices à l’heure actuelle aient des conditions de travail décentes », a-t-elle ajouté.

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