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Fin des dettes d'études à Terre-Neuve-et-Labrador

Les dettes provinciales d'études n'existent plus à Terre-Neuve-et-Labrador. La province a décidé de remplacer son programme de prêts par des bourses, une première au pays.

Les étudiants de Terre-Neuve-et-Labrador n'auront plus de dettes d'études à rembourser auprès du gouvernement provincial.

Cette initiative fait bien des jaloux dans les provinces des Maritimes. Depuis plusieurs années, les étudiants militent pour avoir accès à des prêts non remboursables, mais sans y parvenir. Plusieurs d'entre eux ont bien du mal à rembourser leurs dettes d'études.

« C'est décourageant [...] de devoir rembourser cette dette, en plus de devoir payer les factures de tous les jours », souligne Morgan Zinc qui est étudiante. 

En Nouvelle-Écosse, les droits de scolarité s'élèvent à 6440 $ par an, au Nouveau-Brunswick, les étudiants doivent payer 6324 $, alors qu'à Terre-Neuve-et-Labrador ils doivent s'acquitter d'une facture de 2631 $.

C'est à Terre-Neuve-et-Labrador que les droits de scolarité sont les moins élevés au Canada. Pour transformer les prêts en bourse, le gouvernement provincial devra débourser plus de 50 millions de dollars d'ici 2019.

Éviter l'exode des jeunes

Selon plusieurs intervenants, cette initiative peut empêcher l'exode des jeunes.

« Ça pourrait empêcher les étudiants de Terre-Neuve de sortir de leur région et rester étudier chez eux. Lorsqu'on parle de l'exode des jeunes qu'on vit au Nouveau-Brunswick, on pourrait garder nos jeunes au Nouveau-Brunswick pour leurs études et après leurs études si on proposait des programmes comme ça ou sinon si nos études coûtent plus cher ben y vont aller étudier ailleurs », explique Pascal Haché, président de la La Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FEECUM).

La porte-parole de la Fédération canadienne des étudiants, Michaela Sam, croit que cette nouveauté va influencer le choix des étudiants et où ils vont s'installer.

Toutefois, la conversion des prêts en bourses ne semble pas être une option pour les gouvernements de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

Les deux provinces misent plutôt sur les programmes d'aide pour réduire ou même éliminer la dette d'étude provinciale des étudiants.

D'après un reportage de Fanny Samson

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