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Ford et Unifor s'entendent et évitent la grève

Unifor, le syndicat qui représente les travailleurs canadiens du constructeur automobile Ford, dit avoir conclu une entente de principe avec celui-ci tard lundi, quelques minutes après l'expiration de l'ultimatum qu'il avait fixé pour le déclenchement d'une grève.

Les pourparlers achoppaient sur les investissements que l'entreprise devait faire dans ses activités au pays, concentrées en Ontario, de même que sur d'autres engagements économiques.

Unifor a obtenu des garanties d'investissements de 700 millions de dollars, qui seront « majoritairement » dirigés vers l'une des deux usines de moteurs que la compagnie possède à Windsor, a annoncé le président du syndicat, Jerry Dias.

Jerry Dias soutient que cette usine assemblera des moteurs de la plus haute technologie et très économes en carburant, tout en offrant beaucoup de puissance et d'effet de couple.

Le président d'Unifor n'a cependant pas précisé si cette entente entraînera des pertes d'emplois ou si elle allait en créer à Windsor, souhaitant d'abord la soumettre aux 6700 employés ontariens de Ford qu'il représente. Un vote devrait d'ailleurs être tenu samedi ou dimanche.

Les autres usines ontariennes de Ford, à Bramalea et à Oakville, continueront de construire des modèles d'automobiles de 6 et 8 litres, mais cette production sera graduellement abandonnée, a ajouté Jerry Dias.

Les employés de Ford de Bramalea, Oakville et Windsor avaient reçu la consigne d'être prêts à cesser de travailler à minuit, après l'expiration de l'ultimatum d'Unifor.

La directrice des communications du syndicat, Denise Hammond, avait reconnu plus tôt lundi que les négociations avec Ford étaient plus difficiles que celles qui ont mené, cet automne, à des ententes de principe avec General Motors et Fiat-Chrysler.

Les deux constructeurs ont accepté d'investir 554 millions de dollars dans leurs activités canadiennes.

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