Retour

Gabriel Arcand et Mylème Mackay sacrés au Gala Québec Cinéma

Gabriel Arcand a récolté l'Iris du meilleur premier rôle masculin pour Le fils de Jean, dimanche au Gala Québec Cinéma. Mylène Mackay a pour sa part remporté le prix chez les actrices pour son interprétation de la romancière Nelly Arcan dans le film d'Anne Émond.

L'actrice a remercié sa réalisatrice grâce qui elle dit s'être sentie libre. Mylène Mackay a également quelques mots forts pour Nelly Arcan, cette « insaisissable Nelly. [...] Merci d’avoir mis des mots sur un mal-être partagé par tant de femmes ».

Luc Picard a été le premier lauréat de la soirée, dans la catégorie du meilleur second rôle masculin. L'acteur a été récompensé pour son interprétation de Patenaude, prêteur à gages quelque peu perturbé qui poursuit un acteur endetté. Outre son réalisateur, l’équipe du long métrage et son fils, le comédien a également remercié les … contribuables québécois.

De son côté, Céline Bonnier a glané l'Iris du meilleur second rôle féminin pour Embrasse-moi comme tu m'aimes. Elle avait déjà récolté un prix l'an passé (meilleure actrice) pour son interprétation d'une religieuse dirigeant un couvent dans La Passion d'Augustine.

Parmi les gagnants les plus applaudis de la soirée, Rykko Bellemare, sacré révélation de l’année, figure en haut de la liste. Le jeune acteur a été remarqué dans le film Avant les rues, premier film de fiction tourné en atikamekw. Il y joue un jeune Autochtone qui, loin de son village natal, tourne mal. Il a alterné entre sa langue natale et le français dans son discours de remerciement où la réalisatrice Chloé Leriche tenait une bonne place, elle qui lui a permis de participer à cette « expérience malade ».

Si Les mauvaises herbes ont dominé le début de la soirée, le public a en revanche choisi de récompenser 1:54, film sur l'intimidation à l'école de Yan England. Le réalisateur a notamment remercié Antoine Olivier Pilon, « la formule 1 des acteurs, un mec qui s’est lancé corps et âme pour jouer le rôle de Tim », jeune athlète talentueux qui doit faire face à la violence d'autres adolescents.

Nommé aux Oscars, mais sans victoire au bout, Vaysha l’aveugle, de Theodore Ushev est cette fois sorti gagnant de la catégorie du meilleur court métrage (animation). Alexandre Dostie a pour sa part remporté l’Iris du meilleur court métrage (fiction) pour Mutants.

En début de cérémonie, les animatrices Édith Cochrane et Guylaine Tremblay ont ouvert le gala en évoquant avec humour l’affaire Claude Jutra qui a conduit à renommer la soirée ou encore la faible représentation féminine chez les cinéastes. « Sur 25 longs métrages de fiction en nomination ce soir, tenez-vous bien, il y en a 3 qui sont réalisés par des femmes. Ok, on est des femmes, on n'est pas très très bonnes en maths, mais ça sonne proche de la parité pas mal », a glissé avec ironie Guylaine Tremblay.

Toute la soirée, les deux actrices ont également imaginé la manière dont elles auraient pu passer les auditions pour décrocher un rôle dans les principaux films nommés cette année. À ce petit jeu, leur apparition en habits de cuir sado-masochistes pour Les 3 p'tits cochons 2 valait le détour.

Plus d'articles

Commentaires