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Gaspillage alimentaire : le public invité à prendre ses responsabilités

En Amérique du Nord, environ 40 % des aliments produits sont perdus entre le champ et l'assiette. C'est pourquoi le gaspillage alimentaire est sous les projecteurs cette année dans le cadre de la Semaine de la réduction des déchets.

Les Québécois sont invités à prendre conscience du gaspillage qu'ils génèrent, puisque si les aliments sont bien sûr perdus aux champs, dans le transport, lors de leur traitement et dans les supermarchés, ils le sont aussi massivement dans nos foyers. En fait, 47 % des aliments jetés le seraient à la maison, selon les données provenant du rapport Food Waste in Canada, réalisée par l'organisation Value Chain Management Centre.

Au Québec, on estime qu'un ménage gaspille pour près de 800 $ de nourriture par an, soit deux fois plus que les Américains.

À l'échelle du pays, les Canadiens gaspilleraient l'équivalent de 27 milliards de dollars de nourriture. Et ces aliments sont rarement récupérés par les banques alimentaires et se retrouvent généralement dans les sites d'enfouissement.

Soupes aux légumes laids

Plusieurs événements sont donc prévus du 17 au 25 octobre autour de cette thématique à l'occasion de la Semaine de réduction des déchets qui célèbre cette année ses 15 ans au Québec.

Le public est notamment convié à se munir d'épluche-légumes pour concocter des soupes et des smoothies à base de fruits et légumes déclassifiés ou invendus lors de deux « disco soupes ». La première est organisée à Montréal, au marché Jean-Talon, le 17 octobre, et la seconde à Québec, sur le parvis de l'Église Saint-Roch, le 24 octobre.

Ceux qui préfèrent la danse à la cuisine communautaire peuvent aussi participer à une série de concerts organisés par l'ARPE-Québec. L'entrée est gratuite en échange d'un déchet électronique tel qu'un cellulaire, un chargeur de téléphone, des écouteurs, une imprimante, ou une clé USB.

Les Québécois seront par ailleurs incités cette semaine à retourner en grand nombre leurs contenants consignés, alors que 460 millions de ces contenants ne sont pas récupérés chaque année. « Une partie d'entre eux est malheureusement abandonnée, jetée ou bien parfois emmagasinée dans le garage », souligne l'association à but non lucratif Consignéco dans un communiqué.

« Sur le plan environnemental, la consigne est une avenue des plus payantes comme elle permet de recycler 100 % de la matière! Elle constitue, en plus, une source de financement pour des projets communautaires de toute sorte, comme des projets en environnement », insiste la porte-parole de Consignéco, Pascale Demers.

Le programme Appel à Recycler Canada convie de son côté les citoyens à disposer de leurs piles et de leurs batteries de manière responsable. « Le moment est venu de les ramasser toutes et de les apporter à un point de dépôt où on pourra les recycler et leur donner une nouvelle vie correctement et en toute sécurité », dit Joe Zenobio, directeur général d'Appel à Recycler Canada.

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