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Gastem a-t-elle été forcée d'arrêter ses travaux à Ristigouche?

La deuxième semaine du procès qui oppose Ristigouche-Partie-Sud-Est à Gastem s'est ouverte avec le témoignage du président de la compagnie, Raymond Savoie. Un témoin phare de ce procès qui a débuté mardi dernier. Les avocats des deux parties ont tenté d'amener le témoin à répondre à une grande question : est-ce que Gastem a été forcée d'arrêter ses travaux ou aurait-elle pu changer ses plans?

D’après les informations de Léa Beauchesne

La voie était ouverte dès les premières questions que l'avocat de Gastem a dirigées à son client. Maître Kochenburger a tenté de démontrer que la compagnie d'exploration pétrolière qu'il représente n'avait d'autre choix que de cesser ses travaux à Ristigouche-Sud-Est lorsque la municipalité s'est doté d'un règlement pour empêcher tout forage à moins de deux kilomètres de ses sources d'eau potable.

Le président de Gastem, Raymond Savoie, estime qu'il aurait fallu un an pour refaire le processus et préparer un nouveau site de forage.

Pour sa part, la municipalité rejette cette version des faits. Lors du contre-interrogatoire, l'avocat de Ristigouche-Sud-Est a souligné que la compagnie n'avait reçu aucune mise en demeure ni aucune demande d'arrêt formelle de ses travaux.

Le président de l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, qui était présent lundi pour démontrer son soutien à la municipalité, est d'avis qu'il s'agit même d'une poursuite bâillon : le même genre de poursuite qu'avait subie son organisation dans les années 2000. La compagnie l’avait poursuivie pour 5 millions de dollars.

La présentation de la preuve de la municipalité débute mardi matin. On pourra alors entendre l'avocat Richard Langelier, l'un des auteurs du règlement pour protéger l'eau potable, adopté par de nombreuses autres municipalités partout au Québec.

Gastem poursuit la municipalité pour 1 million de dollars pour avoir adopté un règlement interdisant tout forage à moins de deux kilomètres de ses sources d'eau potable.

La semaine dernière, plusieurs personnes ont témoigné à la barre, dont l'ancienne mairesse Annette Sénéchal, l'ancienne directrice générale, Suzanne Bourdages, ainsi qu'un expert en environnement de la firme Biofilia.

Le procès se déroule jusqu'à 18 septembre au palais de justice de New-Carlisle.

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