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Gerry Sklavounos demeure exclu du caucus libéral

Le député indépendant de Laurier-Dorion, Gerry Sklavounos, ne peut réintégrer le caucus libéral. Philippe Couillard l'a confirmé, mardi, en expliquant que le député n'a pas convaincu les membres du caucus lorsqu'il s'est livré à un examen de conscience sur ses rapports avec ses collègues féminins, à l'Assemblée nationale.

Le premier ministre Couillard a fait état d'une « décision très claire de notre caucus, qui vient d’être prise, et qui est à l’effet que M. Sklavounos ne réintégrera pas le caucus du Parti libéral du Québec ».

« Je dirais de façon large qu’il y a des raisons qui expliquent ça, sans aller dans les détails », a ajouté Philippe Couillard en compagnie de Nicole Ménard, présidente du caucus du gouvernement.

Jeudi dernier, Garry Sklavounos avait fait une déclaration durant laquelle il avait reconnu s'être livré à « profonde et sincère introspection » sur la controverse l'entourant depuis l'automne dernier. Mais, de dire en substance le premier ministre mardi, cette déclaration ne correspondait pas aux attentes qu'avaient les libéraux.

Gerry Sklavounos dit respecter la décision

Quelques minutes plus tard, Gerry Sklavounos a déclaré qu'il respectait la décision prise par le caucus.

« Je comprends que ça a pu être difficile pour les collègues », a dit M. Sklavounos, qui fut leader parlementaire adjoint du gouvernement pendant deux ans et demi, soit jusqu'en octobre dernier, et qui avait souhaité réintégrer les troupes libérales.

Le député de la circonscription montréalaise de Laurier-Dorion affirme maintenant vouloir compléter son mandat auprès des électeurs de Laurier-Dorion, où il a été élu à quatre reprises.

J'ai un mandat à compléter et à remplir à l'Assemblée nationale et je vais le faire.

Gerry Sklavounos, député indépendant de Laurier-Dorion

Jeudi dernier, alors qu'il exprimait ses regrets, Gerry Sklavounos s'était refusé à admettre toute forme d'inconduite. Le député avait plutôt parlé de maladresses ou d'imprudences, commises malgré lui. Et il avait attribué à son tempérament « extraverti et passionné » le fait d'avoir pu être mal interprété dans ses propos ou ses agissements.

Mardi après-midi, le député indépendant a conclu de la manière suivante : « J'ai dit ce que je pouvais dire et, à partir de ce moment, la décision est prise. »

Un faisceau d'allégations qui persiste

Le député de Laurier-Dorion effectuait mardi son retour à l'Assemblée nationale, d'où il était parti dans la précipitation le 20 octobre dernier, après avoir fait l'objet d'allégations d'agression sexuelle de la part d'Alice Paquet.

Gerry Sklavounos a été blanchi de tout soupçon par le Directeur des poursuites criminelles et pénales dans l’affaire Alice Paquet. Mais d'autres allégations provenant de femmes travaillant à l'Assemblée nationale auraient été faites à l'encontre du député.

À la suite d'une rencontre de deux heures du caucus du PLQ, mardi, le premier ministre Couillard a expliqué qu'il persiste, autour de M. Sklavounos, « un faisceau d'allégations ou de possibilités qui demandent à être éclaircies ».

À savoir si cette exclusion du caucus était définitive, Philippe Couillard a répondu que « oui, il n'y a pas de date ni d'échéance attachées à ça ».

La présidente du caucus libéral, Nicole Ménard, a confirmé, lors de ce même point de presse, que « des témoignages et des faits » au sujet de M. Sklavounos avaient été portés à son attention.

On doit envoyer un message très clair aux Québécois et aux Québécoises, particulièrement aux femmes québécoises, que sur les lieux de travail, le respect doit être entier, la confiance doit être entière.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

M. Couillard n'a pas voulu discuter de la possibilité que M. Sklavounos puisse se représenter aux prochaines élections. Il n'a pas voulu s'attarder non plus sur le sort de Pierre Paradis, expulsé du caucus libéral depuis qu'il fait l'objet d'une enquête policière.

Amir Khadir approuve

Le député de Québec solidaire, Amir Khadir, estime que le premier ministre a pris la bonne décision en maintenant l'exclusion de M. Sklavounos du caucus libéral.

Et de l'avis de M. Khadir, le député indépendant doit comprendre que sa place n'est plus à l'Assemblée nationale. Les raisons qui ont poussé le caucus libéral à l'exclure sont les mêmes qui font que Gerry Sklavounos ne doit plus représenter les citoyens de Laurier-Dorion, affirme en substance le député de Mercier.

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