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Ghomeshi ne témoignera pas, mais un 4e témoin est autorisé par le juge

Le juge au procès pour agressions sexuelles de Jian Ghomeshi déclare recevable le quatrième témoin que la Couronne veut appeler.

William B. Horkins a rendu sa décision ce midi en Cour de l'Ontario à Toronto.

Mais le témoin ne sera pas appelé à la barre : ce n'est que la transcription de sa déposition faite aux policiers qui sera présentée en cour. Le document sera déposé en preuve demain.

Le juge décidera ensuite si ce témoignage est utile ou non pour cette cause.

Le procureur Michael Callaghan soutenait que ce quatrième témoignage était nécessaire pour corroborer la version des faits de la plaignante Lucy DeCoutere, dont la crédibilité a été remise en question par la défense.

De son côté, l'avocate de l'ex-animateur de CBC s'opposait à la requête de la Couronne.

Ghomeshi ne témoignera pas

Ce quatrième témoignage sera le dernier du procès. La Couronne n'appellera pas d'autres témoins et la défense a laissé savoir qu'elle n'appellerait pas de témoins. Cela signifie que l'ancien animateur n'aura pas à témoigner.

Ghomeshi est accusé d'avoir agressé sexuellement trois femmes et d'avoir vaincu la résistance de l'une d'elles par l'étouffement. Les faits reprochés se seraient produits en 2002 et en 2003. L'ex-animateur et musicien a plaidé non coupable à tous les chefs d'accusation.

Possible collusion

Lundi, la défense a montré que la troisième plaignante et une autre présumée victime, Lucy DeCoutere, s'étaient échangé 5000 courriels d'octobre 2014 à septembre 2015.

On peut y lire notamment que la plaignante appelle l'accusé « princesse d'Arabie », qu'elle souhaite qu'il « prenne du poids », qu'il « perde ses cheveux » et qu'il « fasse pipi au lit ».

« Il est le temps de l'écrouer ce salaud », écrit aussi la plaignante numéro trois à DeCoutere.

Dans un autre courriel, la comédienne de Trailor Park Boys suggère à la troisième plaignante de contacter son avocat et son agent de relations publiques. Les messages entre les deux femmes mettent notamment en lumière le fait qu'elles s'échangeaient des informations chaque fois que l'une ou l'autre rencontrait les procureurs, pour se tenir informées.

Avec la collaboration de Jean-Philippe Nadeau

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