Retour

Gilbert Rozon conteste une demande de recours collectif

Le producteur Gilbert Rozon ne veut pas que ses présumées victimes puissent se regrouper afin de le poursuivre. Dans un document d'une page et demie déposé le 1er décembre dernier à la Cour supérieure, il conteste la demande du groupe Les courageuses de former un recours collectif.

En novembre dernier, un groupe de femmes, représentées par la comédienne Patricia Tulasne, a déposé devant la Cour supérieure une requête afin de pouvoir attaquer collectivement M. Rozon pour des gestes qu'il aurait posés entre 1982 et 2016.

Le collectif Les courageuses affirment que M. Rozon aurait abusé sexuellement d’au moins une vingtaine de femmes, tout en jugeant que ce nombre ne serait que « la pointe de l’iceberg ». Elles réclament des dommages-intérêts punitifs et moraux importants pour chacune d’entre elles, en fonction de la gravité des préjudices subis.

Patricia Tulasne, par exemple, réclame 200 000 $ en dommage-intérêts moraux et 200 000 $ en dommage-intérêts pécuniaires pour « perte de productivité et capacité de gains ».

Le groupe réclame également un montant de 10 millions de dollars « à être recouvré collectivement » afin que ces « dommages punitifs soient réellement exemplaires ».

À part Mme Tulasne, on ne connaît pas l’identité des membres du collectif Les courageuses. On sait toutefois que l'animatrice Pénélope McQuade, la comédienne Salomé Corbo et la réalisatrice Lyne Charlebois ont toutes dénoncé les présumés agissements de Gilbert Rozon, dans la foulée du mouvement de dénonciation d’abus sexuels #moiaussi. Le porte-parole des Productions J, Louis Noël, a précisé que l'animatrice Julie Snyder, qui a porté plainte contre M. Rozon pour agression sexuelle, ne fait pas partie du groupe Les courageuses, bien qu'elle les soutient moralement.

La médiatisation de l’affaire a causé la chute de M. Rozon, qui a depuis quitté son entreprise, ainsi que les postes qu’il occupait à la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Les avocats de M. Rozon indiquent par ailleurs que ce dernier « réserve tous ses droits, y compris le droit de contester la compétence de [la Cour supérieure]. »

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


On sauve une chienne et son petit de la mort!





Rabais de la semaine