Il est revenu pour sauver le Bloc québécois, mais n'a pu regagner son siège. Gilles Duceppe a multiplié par cinq la députation bloquiste, mais s'est fait battre une deuxième fois dans une circonscription qu'il a représentée pendant 21 ans.

Le chef bloquiste a, à nouveau, été vaincu par la néo-démocrate Hélène Laverdière dans la circonscription montréalaise de Laurier-Sainte-Marie, où il est devenu le premier député du Bloc québécois en 1990. Devant ses partisans, à Montréal, il s'est abstenu d'évoquer son avenir politique.

En 2011, portée par la vague orange, Mme Laverdière avait gagné par plus de 5000 voix. À 7 h mardi, M. Duceppe accusait un retard de quelque 4500 voix après le dépouillement des bulletins dans 209 des 230 bureaux de scrutin.

« Le Québec doit prendre sa place partout, tout le temps, pas contre les autres, mais pour nous-mêmes, a déclaré le chef indépendantiste. Je pense qu'il vaut mieux être un pays dans le monde qu'une province dans le Canada. »

Le Bloc a fait élire 10 députés, 8 de plus que les 2 qu'il possédait à la dissolution de la Chambre. Le parti tombe cependant à court des 12 sièges requis pour devenir un parti officiel et ainsi obtenir des budgets de recherche et un droit de parole régulier durant la période de questions.

Un retour aux résultats mitigés

En 2011, le parti indépendantiste avait subi une débâcle, ne faisant élire que quatre députés. Depuis, trois ont quitté le navire et un député du NPD s'est rallié au Bloc.

Après avoir démissionné de son poste de chef en 2011, M. Duceppe est revenu à la tête du parti cet été à la demande de Mario Beaulieu, qui dirigeait le parti. 

« On nous croyait presque disparus, mais nous voilà plus présents qu'on l'était », s'est félicité le chef bloquiste.

Son parti demeure quand même bien en deçà de ses standards d'avant 2011. Il n'avait jamais misé sur moins de 44 députés avant que le NPD balaie le Québec.

« Nous sommes arrivés à court de notre objectif, a reconnu M. Duceppe, mais nous partions de loin et nous avons progressé. »

M. Duceppe a remercié les militants des partis indépendantistes provinciaux pour leur aide, dont ceux d'Option nationale et de Québec solidaire. Évoquant l'unité des forces souverainistes, il a dit : « Nous avons commencé le début de quelque chose. »

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