Retour

Gina Haspel était prête à renoncer à diriger la CIA en raison d'un scandale potentiel

La candidate choisie par le président Donald Trump pour diriger la CIA a offert de renoncer à ce poste par crainte qu'un programme d'interrogatoire n'entache sa réputation et celle de l'agence de renseignement américaine.

Deux hauts responsables de l'administration sous le couvert de l'anonymat ont confirmé cette nouvelle, d'abord rapportée par le journal The Washington Post.

Vendredi, en vue de l'audience de confirmation de Gina Haspel, des représentants de la Maison-Blanche avaient cherché à obtenir plus de détails sur son implication dans le programme d'interrogatoires brutaux auxquels étaient auparavant soumis des suspects de terrorisme, dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Selon des sources internes, Gina Haspel a alors offert de retirer sa candidature et de mettre un terme au processus qui aurait pu la porter à la tête de la CIA, qu'elle dirige pour l'instant de manière intérimaire.

Les fonctionnaires l'auraient alors rassurée qu'elle bénéficie toujours de l'appui du président. Samedi après-midi, la Maison-Blanche a assuré qu'elle ne se retirerait pas.

Première femme nommée à la tête de l'agence dont elle est numéro deux depuis 2017, Gina Haspel doit succéder à Mike Pompeo, devenu secrétaire d'État le mois dernier.

Lors de sa nomination au poste de directrice adjointe, l'an dernier, il s'est avéré qu'elle avait dirigé une prison secrète en Thaïlande en 2002, sous la présidence de George W. Bush.

Deux membres présumés d'Al-Qaïda y ont été soumis à des interrogatoires « poussés », notamment à des simulations de noyade, selon d'anciens agents de la CIA.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu'est-ce qui se passe quand tu manges du yogourt passé date?