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Grève dans le transport scolaire québécois prévue le 15 mai

Près de 2200 conducteurs d'autobus scolaires tiendront une grève à travers le Québec le 15 mai si le gouvernement n'accepte pas de se pencher avec eux sur l'amélioration de leur salaire et de leurs conditions de travail. La grève toucherait 110 000 élèves dans 32 commissions scolaires.

Un texte d'Isabelle Maltais

Les détails des écoles concernées ne sont toutefois pas encore disponibles, les responsables syndicaux indiquant qu’ils espèrent toujours pouvoir travailler avec le gouvernement pour éviter la grève.

« On ne veut prendre personne par surprise. Les informations vont être transmises aux parents quand on va passer à l’action », a déclaré Denis Marcoux, président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).

Les chauffeurs d’autobus scolaires, dont le salaire moyen est de 20 000 dollars par année, demandent notamment une augmentation de 2600 dollars par année, soit 8,5 %.

Ils réclament également que leur salaire soit indexé annuellement.

« Dans certaines régions, le salaire de base est à 12,07 $ de l’heure. Imaginez : le salaire minimum, maintenant à 12 $, est en train de nous rattraper. […] Mais les chauffeurs ont une responsabilité très importante : la responsabilité de nos enfants au quotidien », déplore le président du Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics, Stephen Gauley.

M. Gauley note qu’une étude faite en collaboration avec le gouvernement du Québec en 2015 avait conclu que les conducteurs d’autobus scolaires étaient sous-payés. « Mais ça demeure comme lettre morte. On ignore complètement ce document », regrette-t-il.

Le représentant syndical souligne que les mauvaises conditions de travail auxquelles sont soumis les conducteurs scolaires ont des conséquences importantes. Dans certaines régions, le service de transport scolaire a dû être annulé en raison du manque d’effectifs.

« Il est très difficile de recruter. Il est très difficile aussi de garder des chauffeurs », dit Stephen Gauley.

Le salaire des chauffeurs d’autobus est négocié entre ceux-ci et les transporteurs scolaires. Cependant, ce sont les commissions scolaires qui négocient avec les transporteurs l’enveloppe qui leur sera allouée.

« S’il manque de financement gouvernemental, les commissions scolaires ont une enveloppe restreinte. Ils cherchent tous les moyens pour économiser de l’argent et mettent de la pression sur les transporteurs », explique Denis Marcoux.

Les syndicats demandent donc au gouvernement de revoir le financement des transporteurs scolaires à la hausse, mais également la façon dont ils sont financés.

Les 44 syndicats de chauffeurs d’autobus scolaires qui ont voté en faveur du débrayage ont en fait voté pour la tenue de six jours de grève. Celle du 15 mai devrait être suivie d’une autre dans la semaine du 28 mai, si rien n’est réglé d’ici là.

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