Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) compte reprendre la voie des tribunaux pour faire annuler la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) concernant une grève ciblée au ministère des Relations internationales et de la Francophonie.

La grève, qui était censée débuter le 3 juin dernier, a été déclarée illégale par le TAT. Elle concernait environ 150 professionnels sur les 17 000 membres du SPGQ et devait toucher les bureaux du ministère, mais aussi les délégations du Québec à l'étranger. Or, le gouvernement du Québec s'est adressé au Tribunal du travail pour empêcher le débrayage.

Par voie de communiqué, le SPGQ a indiqué qu'il pourrait faire front commun avec d'autres organisations syndicales pour contester la décision juridique.

« Jamais nos membres n'accepteront le déni de leur droit de grève à travers une décision parfaitement arbitraire, pas plus qu'ils n'accepteront des conditions à rabais qui ne reflètent pas l'importance de leur expertise que reconnaît pourtant le premier ministre et le rapport de la commission Charbonneau », a déclaré Richard Perron, président du SPGQ.

Le SPGQ est l'un des syndicats d'employés de l'État à ne pas avoir encore conclu une nouvelle entente avec le Conseil du Trésor. Le contrat de travail du SPGQ est échu depuis le 31 mars 2015.

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