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Grèves tournantes : 125 000 travailleurs débrayent

Les grèves tournantes du Front commun de la fonction publique se poursuivent partout aujourd'hui au Québec, où 125 000 des 415 000 syndiqués qui prennent part au mouvement exerceront leur droit de grève. Les syndiqués dénoncent la lenteur des négociations concernant le renouvellement de leurs conventions collectives et les gels de salaires que Québec tente de leur imposer.

La région de Québec est particulièrement touchée par cette journée de grèves tournantes, puisque plusieurs emplois de la fonction publique sont concentrés dans la Vieille-Capitale. Environ 70 000 personnes seront en grève dans cette région. Des manifestations ont également lieu à Montréal et un peu partout dans la province. Des membres du Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) ont notamment tenu des manifestations aux abords du Complexe Desjardins et du palais de justice au centre-ville de Montréal.

Des manifestations ont aussi lieu dans les régions de Chaudière-Appalaches, du Bas-Saint-Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madelaine.

En plus du Front commun, les syndiqués de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) - qui regroupe des employés des Basses-Laurentides, de Laval et de la Pointe-de-L'Île - se joignent aussi aux grévistes.

Les syndiqués observeront une trêve la semaine prochaine afin de donner une chance à la négociation, a expliqué le président de la CSN, Jacques Létourneau, hier en entrevue à ICI RDI.

Un gel salarial de deux ans

Le gouvernement québécois du premier ministre Philippe Couillard propose à ses employés un gel de salaire de deux ans et des augmentations de 1 % par année au cours des trois années suivantes.

Ces augmentations salariales, qui représentent 3 % sur cinq ans, irritent les syndiqués, qui réclament 4,5 % par année au cours des trois prochaines années, pour un total de 13,5 % sur 3 ans. Des offres jugées insuffisantes par les syndiqués.

De son côté, le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, dénonce le mouvement de grève alors que les négociations se poursuivent. Il estime que les offres du gouvernement sont « justes » et « responsables » dans le contexte où le gouvernement du Québec garde le cap sur l'atteinte de l'équilibre budgétaire.

Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars dernier.

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