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Guy Turcotte invoque ses problèmes de santé mentale pour réduire sa peine

L'ex-cardiologue Guy Turcotte, reconnu coupable des meurtres non prémédités de ses enfants, invoque ses problèmes de santé mentale pour tenter d'obtenir une peine plus clémente devant la Cour d'appel. C'est ce qu'énonce son mémoire d'appel déposé récemment, qui conteste la peine dont il a écopé.

Un texte de Geneviève Garon

Ce n'est pas parce que le jury du deuxième procès n'a pas retenu la défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux que cet aspect doit être complètement écarté du dossier, estiment les avocats de Guy Turcotte. Ils réclament que leur client soit admissible à une libération conditionnelle avant d'avoir purgé les 17 ans auxquels il a été condamné.

« La preuve faite au procès et la longueur des délibérations du jury démontrent néanmoins que cette défense était sérieuse et que l'on ne peut écarter le rôle contributif important joué par la maladie mentale dans la séquence des événements conduisant aux deux meurtres », peut-on lire dans le mémoire qu'ils ont déposé.

Guy Turcotte était dépressif à la suite d'une rupture avec sa conjointe, lorsqu'il a poignardé Anne-Sophie, 3 ans, et Olivier, 5 ans, dans sa résidence de Piedmont le 20 février 2009.

Des experts psychiatres de la défense ont plaidé qu'un trouble d'adaptation avait déconnecté Guy Turcotte de la réalité, alors que ceux de la poursuite affirmaient, au contraire, qu'il savait très bien ce qu'il faisait.

Dans son mémoire déposé à la Cour d'appel, il passe au crible les témoignages d'experts et estime que le juge André Vincent a négligé certains éléments-clés au moment de déterminer sa peine.

« Il n'a pas respecté le principe de proportionnalité en ne tenant aucun compte de l'état mental – maladie mentale et crise suicidaire – dans lequel se trouvait l'appelant au moment des meurtres; ce faisant, il a erré gravement dans son appréciation de la culpabilité morale de l'appelant », peut-on lire.

Pas un criminel dangereux

De plus, Guy Turcotte estime qu'en vertu de la jurisprudence, une période d'inadmissibilité de plus de 15 ans devrait être réservée aux criminels les plus dangereux. Or, peut-on lire dans le document judiciaire, « le juge lui-même a reconnu que l'appelant ne représentait qu'un faible risque de récidive ».

La poursuite déposera son mémoire d'ici la fin du mois de juin.

Une audience sera par la suite fixée devant la Cour d'appel pour entendre l'affaire sur le fond.

Guy Turcotte a abandonné son appel du verdict de culpabilité.

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