Dans un effort coordonné avec la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) les services de police de la province ont lancé vendredi une opération nationale pour contrer la distraction au volant, notamment l'utilisation du cellulaire.

L’opération, à laquelle participent aussi les contrôleurs routiers, s’attaque à toutes les formes de distractions au volant, qui sont responsables de 50 % des accidents avec blessés et du tiers des accidents mortels au Québec.Chaque année, près de 12 000 personnes sont blessées sur les routes de la province dans un accident, dont l’un des premiers facteurs est la distraction, selon le porte-parole de la Sûreté du Québec, Jason Allard.Outre les textos, « on parle des nombreuses distractions qu'on peut avoir lorsqu'on est derrière un volant : les divers appareils électroniques, les GPS qu'on a dans les véhicules, des gens qui fument et qui échappent leur cigarette, des gens qui se mettent du rouge à lèvres, des gens qui lisent des livres, des fois. C'est un danger », ajoute-t-il.Mais c’est l’utilisation du cellulaire qui retient davantage l’attention, la campagne s’intitulant « Texter ou conduire; faut choisir ».Intégré à toutes les activités du quotidien, le cellulaire n’est pas exclu de la conduite automobile, surtout chez les moins de 45 ans. Certains prétendent pouvoir texter et conduire de façon sécuritaire, mais il en est tout autre, note le porte-parole de la SAAQ, Mario Vaillancourt.« Dans nos sondages, près d’un conducteur sur quatre nous dit qu’il ne peut pas s’empêcher de texter ou de répondre au téléphone » lorsqu’il se trouve derrière le volant, indique M. Vaillancourt.Selon la SAAQ, la même proportion d’automobilistes reconnaît que cette habitude n’est pas sécuritaire et qu’elle s'accompagne de « manœuvres dangereuses ».

L’opération « Distraction » doit prendre fin le 28 septembre, mais la SAAQ entend poursuivre sa campagne de sensibilisation contre les textos au volant jusqu’au 25 octobre.Amendes plus saléesLe ministre des Transports, Laurent Lessard, a fait part jeudi de son intention de serrer la vis aux automobilistes en augmentant le montant des amendes pour les cas de distraction au volant.Le gouvernement Couillard, qui proposera une nouvelle mouture du Code de la sécurité routière cet automne, estime que l’amende actuelle, qui varie de 80 $ à 100 $, n’a pas l’effet dissuasif escompté.Le Québec est la province la moins sévère du pays lorsque vient le moment de sévir contre les automobilistes qui font preuve de négligence sur la route en utilisant leur cellulaire, une situation que le ministre Lessard compte corriger.

En Ontario, le gouvernement de Kathleen Wynne a annoncé mercredi son intention d'augmenter le montant de l’amende minimale de 300 $ à 500 $.

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