Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté le Grand Prix de formule 1 des États-Unis, dimanche après-midi.

Nico Rosberg a complété le doublé pour l'équipe allemande, devançant au fil d'arrivée la Red Bull de Daniel Ricciardo.

Hamilton a ainsi signé la 50e victoire de sa carrière en F1, sa 7e de la saison. Elle lui a permis de réduire l'avance de Rosberg en tête du championnat des pilotes à 26 points avec encore trois courses à disputer.

« Tout a été parfait aujourd'hui, a mentionné Hamilton. Cependant, dès le départ, j'ai eu peur que la voiture ne tienne pas le coup pendant toute la course. La bataille se poursuit. »

Le circuit d'Austin « est un bon terrain de chasse pour moi », avait auparavant souligné Hamilton sur le podium. Il y a remporté dimanche sa quatrième victoire en cinq éditions, depuis que le Grand Prix des États-Unis y a été organisé pour la première fois en 2012. Et même la 5e sur le sol américain, en comptant celle d'Indianapolis en 2007.

L'Australien Daniel Ricciardo (Red Bull) a pris la 3e place devant l'Allemand Sebastian Vettel (Ferrari), auteur du meilleur tour en course, et les Espagnols Fernando Alonso (McLaren-Honda) et Carlos Sainz Jr (Toro Rosso).

« C'est dommage que nos réglages n'aient pas mené à une victoire sur cette piste », a analysé Rosberg.

Hamilton n'avait gagné que trois de ses huit dernières courses cette saison lorsqu'il s'élançait du premier échelon et il n'avait pas connu un aussi bon départ cette saison que celui qu'il a effectué dimanche.

De son côté, Rosberg a fait savoir qu'il ne souhaitait pas se contenter d'une deuxième place, mais qu'il n'a jamais pu être en mesure de menacer le meneur.

« Je pense avoir connu un bon départ, mais j'ai éprouvé des difficultés avec mon adhérence en prenant le premier virage, a indiqué le pilote allemand. J'avais perdu quelques secondes au départ, mais j'ai tout donné pour revenir au plus fort de la lutte. Je me suis battu jusqu'à la fin. »

Parti en tête, Hamilton a dominé la course de bout en bout alors que Rosberg a longtemps dû batailler avec Ricciardo qui avait choisi une stratégie plus risquée dans ses choix de pneus.

Mais cette stratégie osée, justement, a été compromise par l'abandon, au 30e tour sur 56, de son coéquipier néerlandais Max Verstappen, boîte de vitesses bloquée.

Sa monoplace étant garée à un endroit dangereux, la « voiture de sécurité virtuelle », obligeant tous les pilotes à ralentir, a permis à Rosberg de passer aux puits pour changer de pneus, sans perdre trop de temps, puis de prendre facilement la 2e place à l'Australien.

Dans l'autre Ferrari, le Finlandais Kimi Räikkönen a dû abandonner au 39e tour alors qu'il venait de s'arrêter pour changer de pneus. Un écrou de roue arrière mal serré l'a obligé à s'arrêter à la sortie des stands.

Parti sur la 17e place de la grille, le Français Romain Grosjean a terminé au 10e rang, avec un point de consolation très symbolique pour son écurie américaine Haas, débutante en F1, qui roulait à domicile, devant un public record : près de 270.000 spectateurs sur l'ensemble du week-end.

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