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Harper estime être le seul à pouvoir protéger les Canadiens

En cette journée anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le chef conservateur s'est présenté comme le seul à prendre au sérieux la menace terroriste et à agir pour assurer la sécurité de la population canadienne.

Stephen Harper reproche au Nouveau Parti démocratique et au Parti libéral du Canada de rester les bras croisés malgré la menace terroriste au pays qui est bien réelle, selon lui. Il donne pour preuve les meurtres de deux membres des Forces canadiennes à Saint-Jean-sur-Richelieu et à Ottawa en octobre 2014.

De passage à Victoriaville, M. Harper a rappelé que son parti a récemment fait adopter la loi antiterroriste C-51, qui donne plus de pouvoir au Service canadien du renseignement de sécurité (SRCS) et à la GRC pour recueillir de l'information et contrecarrer les complots terroristes.

Réagissant aux critiques de ses opposants, mais aussi de certains experts, qui estiment que ces agences devraient être mieux encadrées, M. Harper a affirmé que les chefs libéral et néo-démocrate se trompent de cible.

Interpellé lors d'une annonce à Burnaby, le chef du PLC, Justin Trudeau a rétorqué qu'un gouvernement libéral défendrait la vie privée des Canadiens, tout en assurant leur sécurité.

Harper, seul pour les frappes

Stephen Harper a aussi dénoncé l'intention de ses adversaires de « se retirer de la coalition internationale » dirigée par les États-Unis, qui mène des frappes aériennes en Irak et en Syrie.

« Seul notre parti conservateur prend au sérieux la menace du crime violent ici au pays et la menace terroriste qui se répand dans le monde, et seul notre parti conservateur va faire tout ce qu'il est nécessaire pour nous protéger », soutient-il.

Justin Trudeau se défend de vouloir se désengager de la lutte contre l'EI. Certes, un gouvernement libéral cesserait sa participation aux frappes aériennes, dit-il, mais pour mieux se concentrer sur la formation des troupes locales.

De son côté, Thomas Mulcair a été questionné sur la façon dont serait compris ailleurs dans le monde, dont à Washington, le retrait canadien de la coalition sous un gouvernement néo-démocrate. Il a indiqué qu'il serait tout à fait à l'aise d'expliquer cette décision aux alliés du Canada.

M. Mulcair estime que le pays « peut et doit jouer un rôle » pour combattre le groupe armé État islamique, même s'il ne participe pas aux frappes militaires, notamment en empêchant « que les armes, que l'argent, et que les combattants étrangers puissent [se] rendre » en Irak et en Syrie. Il a par exemple insisté sur l'importance pour le Canada de signer le Traité sur le commerce des armes des Nations unies - il est le seul pays membre de l'OTAN à ne pas l'avoir fait.

M. Mulcair a aussi parlé de l'importance de lutter contre la radicalisation au pays pour empêcher que des Canadiens décident de partir combattre aux côtés du groupe armé État islamique.

Selon lui, assurer la sécurité des Canadiens est la priorité de tout gouvernement.

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