Retour

Harper se félicite du surplus budgétaire des 3 derniers mois

Le chef conservateur a profité des plus récentes données sur les finances du Canada, qui indiquent que le gouvernement fédéral a enregistré un excédent budgétaire de 5 milliards de dollars d'avril à juin 2015, pour vanter les mérites de son gouvernement sortant.

Selon Stephen Harper, cela « signifie qu' [il fait] mieux que prévu avec [son] plan budgétaire, tout en offrant un allégement fiscal historique directement aux familles canadiennes ».

Dans sa revue publiée vendredi, le ministère des Finances indique que le gouvernement fédéral a dégagé un surplus d'environ 1,1 milliard de dollars au mois de juin, soit un peu moins par rapport à l'excédent de 1,6 milliard de dollars enregistré à la même période en 2014. Mais pour la période s'échelonnant d'avril à juin, le gouvernement fédéral a dégagé un surplus de 5 milliards de dollars, comparativement à un excédent de 400 millions de dollars à la même période l'an dernier.

Le ministère des Finances du Canada souligne que ces résultats « sont conformes aux projections budgétaires pour 2015-2016 présentées dans le budget », mais qu'ils « donnent peu d'indications au sujet des perspectives pour l'ensemble de l'exercice ».

Des transactions non récurrentes influencent cependant grandement les résultats sur de courtes périodes. Ainsi, la vente des actions de General Motors détenues par le gouvernement a contribué à la hausse des revenus, tandis que l'élargissement et la bonification de la Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) ont fait augmenter les dépenses.

Le Parti libéral du Canada soutient par ailleurs que « la chute des prix du pétrole indique un déficit qui atteindra de nouveaux sommets », rappelant que le baril est projetté à 54 $ pour 2015 dans le budget, alors qu'il a chuté à 40 $ la semaine dernière.

En juillet, le directeur parlementaire du budget, qui est indépendant du gouvernement, affirmait que les surplus annoncés par le gouvernement Harper dans son budget d'avril étaient en voie de se transformer en déficit.

Déficit ou pas?

Les conservateurs profitent de la publication des résultats financiers du premier trimestre de l'année budgétaire 2015-2016 pour promettre à nouveau « un plan d'impôts bas et d'équilibre budgétaire afin de stimuler notre économie ».

Le chef néo-démocrate, Thomas Mulcair, a également réaffirmé vendredi matin qu'il entend équilibrer les finances publiques, lors d'un rassemblement dans la circonscription de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount, à Montréal. Il a ajouté que ses priorités sont toutefois différentes de celles des conservateurs, évoquant son désaccord avec le fractionnement du revenu qui, dit-il, « n'aide que 15 % des Canadiens, incluant les familles les plus riches », et sa volonté d'aider les personnes âgées, de financer un réseau de garderies à 15 $ par jour et d'augmenter les impôts des grandes entreprises.

« Les libéraux et les conservateurs ont donné des dizaines de milliards de dollars d'allégements fiscaux aux compagnies canadiennes les plus riches », a déploré M. Mulcair, ajoutant qu'un gouvernement néo-démocrate n'offrirait pas d'allégement fiscal aux pétrolières.

De leur côté, les libéraux font le pari que des déficits et les investissements massifs dans les infrastructures seront nécessaires pour stimuler l'économie canadienne. Jeudi, Justin Trudeau a promis que son parti ferait passer l'investissement fédéral en infrastructures de 65 milliards à 125 milliards de dollars en 10 ans, et que le retour à l'équilibre budgétaire aurait lieu en 2019-2020.

« Je reconnais que ce dont nous avons besoin, ce n'est pas plus de coupures, comme offre M. Mulcair et évidemment M. Harper, mais que les gens ont besoin d'investissements. Les Canadiens et les Québécois ont besoin qu'on mise sur leur avenir pour créer des emplois », a affirmé vendredi le chef libéral, Justin Trudeau, qui était accompagné une nouvelle fois par l'ex-premier ministre et ex-ministre des Finances Paul Martin, cette fois dans la circonscription de Lasalle-Émard-Verdun.

« Je suis très à l'aise avec l'équipe extraordinaire qu'on met de l'avant, avec le plan responsable pour faire croître l'économie et créer des emplois, et j'ai bien hâte que les gens commencent à voir et à exiger que M. Mulcair commence à répondre aux questions sérieuses sur comment et en quoi il va couper des milliards de dollars de l'économie canadienne pour créer un équilibre budgétaire », a ajouté M. Trudeau.

« Lorsque nous avons pris le pouvoir, au début des années 1990, le Canada connaissait le pire déficit et le pire taux d'endettement de tous les pays du G7, sauf un », s'est rappelé Paul Martin. « Nous avons dressé un plan juste et équitable, et nous sommes passés à l'action. Pour nous, l'équilibre budgétaire n'était pas une fin en soi. C'était un moyen pour arriver à nos fins. »

Dans un discours, quelques minutes plus tard, Thomas Mulcair s'est plutôt souvenu de Paul Martin comme de « celui qui a mis fin à tout investissement fédéral en logement social, qui a coupé 24 % des transferts sociaux et des transferts en santé vers les provinces, qui a équilibré les budgets sur le dos des provinces ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Le Sagittaire: le signe le plus chanceux?





Rabais de la semaine