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Holocauste et patinage artistique ne font pas bon ménage

Une médaillée d'or olympique russe en patinage artistique et son partenaire de danse ont causé une controverse lorsqu'ils se sont costumés comme des Juifs des camps de concentration dans le cadre d'une émission de télévision.

Tatiana Navka et Andrei Burkovsky ont revêtu des reproductions d’uniformes rayés, munis d’une étoile de David jaune, que portaient les Juifs dans les camps de concentration durant la Deuxième Guerre mondiale, pour présenter un numéro de danse sur glace.

Navka a remporté l’or aux Jeux de Turin et est la conjointe du porte-parole officiel de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov. Dans cette émission de variétés, Ice Age, sur le patinage artistique, elle agit à titre d’entraîneur et de partenaire à l’acteur russe Andrei Burkovsky.

Leur numéro, inspiré du film La vie est belle de Roberto Benigni, a semé l’émoi d’abord sur le compte Instagram de l’ancienne patineuse, mais également en Russie et en Israël.

« Aucun des six millions [de juifs] n’a dansé, et un camp de concentration n’est pas un camp de vacances », a déclaré le ministre de la Culture israélienne Miri Regev.

Certains ont toutefois relativisé cette polémique, dont l’auteur même de la chorégraphie, le médaillé olympique d’origine juive Ilya Averbukh.

« Cette chorégraphie était mon idée, a déclaré Averbukh, également producteur en chef de l’émission de télévision en question. J’ai créé de nombreuses chorégraphies sur la guerre et des thèmes juifs. »

Ce n’est pas la première fois que l’Holocauste inspire des performances sportives. En 1996, l’équipe de nage synchronisée de France avait dû faire une croix sur l’une de leurs chorégraphies parce qu’elle se basait sur l’arrivée de femmes juives dans les chambres à gaz.

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