Les proches du cinéaste québécois André Melançon, mort le 23 août dernier, lui ont rendu un hommage intime samedi après-midi à la Cinémathèque québécoise, à Montréal.

Celle qui a été sa conjointe pendant plus de 20 ans, Andrée Lachapelle, a livré un témoignage poignant. « Il a été mon cuisinier, il a été mon comptable, il a été mon amoureux... il a été tout pour moi. Et je suis un peu démunie maintenant », a-t-elle avoué.

Le cinéaste, qui s'est éteint à l'âge de 74 ans, a marqué le cinéma québécois, notamment avec ses films La guerre des tuques et Bach et Bottine.

Psychoéducateur avant d'être cinéaste, André Melançon était connu notamment pour son habileté à diriger les enfants au cinéma, a d'ailleurs souligné le producteur de la série des Contes pour tous, Rock Demers.

« Une fois que l'enfant était choisi, le ton qu'il prenait pour lui parler... Pas un ton d'enfant, un ton d'adulte, mais respectueux de l'enfant qui était devant lui. La tonalité de sa voix, les gestes, la douceur, il rassurait. Et ces deux éléments-là ont fait en sorte qu'il a réussi des merveilles. »

Les acteurs avec lesquels André Melançon - qui a écrit et réalisé plus de 30 films et téléséries - ont tourné évoquent la relation très personnelle qu'il a eue avec eux.

« La perte humaine est considérable, parce que de ce type de personnes, il n'en existe que fort peu. Et cette rencontre s'est développée en amitié réelle », a dit Benoît Brière, qui a incarné l'acteur comique Olivier Guimond, dans la télésérie Cher Olivier.

« Pour moi, André inspirait principalement le plaisir de faire les choses ensemble, ce qui est une valeur tellement belle quand on fait du cinéma, de prendre le temps de faire les choses », évoque Macha Grenon, qui a joué dans Daniel et les superdogs.

Autre actrice qui a joué dans Daniel et les superdogs, Dorothée Berryman se souvient de la gentillesse, la délicatesse et la générosité d'André Melançon.

Quant à l'ancien premier ministre du Québec, Bernard Landry, il se souvient d'avoir été très impressionné lors d'un voyage avec M. Melançon à Buenos Aires, en Argentine.

« Tout le monde l'arrêtait dans la rue. C'était une grande vedette [...] Il avait joué dans un film qui s'appelait El lado oscuro del corazon [Le côté obscur du cœur]. Alors j'étais très impressionné, même si je savais qui il était. Mais ça m'a confirmé sa réputation internationale. »

Cette cérémonie se voulait intime et sans prétention pour respecter les vœux du réalisateur. Le public avait pu lui rendre un hommage le 1er septembre dernier au salon funéraire Alfred Dallaire Memoria, à Montréal.

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