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Huit personnes arrêtées au chantier de Muskrat Falls

La GRC confirme avoir arrêté huit personnes qui défiaient une injonction leur interdisant de bloquer l'entrée du chantier hydroélectrique de Muskrat Falls.

Les manifestants sont détenus en attendant de comparaître en cour pour y être formellement accusés.

Les protestataires avaient convergé vers le chantier samedi pour tenter d'empêcher l'inondation d'un déversoir attenant au barrage. Les militants craignent que l'inondation de ce bassin ne fasse augmenter les niveaux de méthylmercure dans les cours d'eau environnants.

La manifestation avait mené à l'arrêt des travaux à Muskrat Falls. Lundi matin, toutefois, les travailleurs ont pu entrer sur le site en autobus. 

Des manifestants sont toujours sur place, mais se sont éloignés de l'entrée du chantier pour se conformer à l'injonction.

Les protestataires sont restés sur place toute la fin de semaine. Ils ont reçu une injonction dimanche soir leur ordonnant de quitter les lieux, selon l'organisatrice Andrea Anderson.

Mme Anderson faisait d'ailleurs partie des manifestants visés par l'injonction. Elle conteste toutefois sa validité parce qu'elle ne l'a pas reçue en mains propres. D'autres manifestants ont exigé la traduction du document en inuit et en inuktitut.

Le méthylmercure est un métal présent naturellement à des niveaux faibles dans l'environnement. À haute dose, toutefois, il est toxique pour le système nerveux. La consommation de poissons contaminés entraîne donc des risques pour les êtres humains, particulièrement les femmes enceintes.

Une étude dévoilée par le gouvernement du Nunatsaviut, plus tôt cette année, concluait que des centaines d'Inuits du Labrador seraient exposés à des niveaux dangereux de méthylmercure si la végétation dans le déversoir n'était pas enlevée avant l'inondation.

La société Nalcor, maître d'oeuvre du projet, avait rétorqué que le méthylmercure généré par l'inondation se diluerait avant d'atteindre le lac Melville, où pêchent des Inuits.

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