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Human Rights Watch dénonce l'« usage excessif de la force » par les policiers espagnols lors du référendum catalan

La police nationale et les Gardes civils de l'Espagne ont fait un « usage excessif de la force » lors de leur intervention visant à empêcher la tenue du référendum sur l'autodétermination de la Catalogne le 1er octobre, conclut un rapport de Human Righst Watch (HRW).

L’organisation non gouvernementale dit avoir recensé de multiples cas où les forces de l’ordre ont utilisé « des matraques contre des manifestants pacifiques », causant des « centaines de blessés, certains l’étant sérieusement ».

L’enquête a été effectuée auprès de victimes et de témoins dans la ville de Girona, et les villages d’Aiguaviva et de Fonollosa. L’ONG a aussi regardé des photos et des vidéos et consulté des preuves médicales.

Les policiers espagnols « ont affronté des protestataires majoritairement pacifiques, même s’il y a eu quelques incidents où certains ont répondu aux forces nationales avec violence », peut-on lire dans le rapport.

« La police avait peut-être la loi de son côté, mais cela ne lui donnait pas le droit d’être violente avec des manifestants pacifiques », conclut l’auteur du rapport, Kartik Raj.

Selon l’ONG, les photos et vidéos des événements « semblent montrer plusieurs cas d’usage manifestement disproportionné de la force contre des gens qui étaient rassemblés pacifiquement, autour ou à l’intérieur des bureaux de vote, qui exprimaient leur opinion politique ou qui, dans certains cas, désobéissaient sans violence pour s’opposer à la police ».

« En date du 8 octobre, 23 tribunaux catalans différents se penchaient sur des allégations d’inconduites policières, dont l'un qui examine des plaintes de 36 individus portant sur 17 sites à Barcelone », précise d’ailleurs le rapport.

Human Rights Watch demande au gouvernement espagnol d’enquêter sur ces violences, en rappelant que son plus haut représentant en Catalogne a exprimé ses regrets et présenté ses excuses dans les jours qui ont suivi ces affrontements.

Selon le gouvernement catalan, 92 personnes ont été blessées lors de l’intervention des forces de l’ordre espagnoles, et 800 personnes ont eu besoin d’une assistance médicale lors de ce référendum, qui avait été interdit par la Cour constitutionnelle espagnole.

Le ministère espagnol de l’Intérieur a pour sa part affirmé que 19 policiers nationaux et 14 gardes civils ont eu besoin d’une aide médicale d’urgence, et que de nombreux autres ont aussi été blessés.

José Cobo, porte-parole du syndicat policier des gardes civils, nie tout usage excessif de la force contre les Catalans qui voulaient voter. Selon lui, les membres de cette police militaire ont plutôt offert « une réponse graduelle et proportionnée pour empêcher le vote illégal ».

Selon lui, « le nombre de blessés a été totalement exagéré » par le gouvernement catalan. « Ils ont même compté les gens qui étaient tombés dans l'escalier. Il y a eu deux hospitalisations : une personne touchée par un tir de balle en caoutchouc et un infarctus », affirme-t-il.

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