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Hydro-Québec vise un bénéfice net de plus de 5 milliards d'ici 2030

Le nouveau président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel, souhaite que la société d'État qu'il dirige engrange un bénéfice net de 5,2 milliards de dollars d'ici 2030.

Un texte d'Hugo Lavallée

Dans le Plan stratégique 2016-2020 déposé ce matin, Hydro-Québec met sur la table deux hypothèses : une tablant sur le statu quo, l'autre sur un plan de croissance plus ambitieux.

Si la société poursuivait ses activités sur sa lancée actuelle, elle pourrait escompter un bénéfice d'environ 4 milliards de dollars d'ici 2030, indique le document. Mais grâce au plan développé par son dirigeant, c'est plutôt un bénéfice net de 5,2 milliards de dollars que promet d'atteindre la société d'État.

« La croissance hors Québec est importante pour Hydro-Québec dans les 15 prochaines années », fait valoir Steve Demers, vice-président, Développement des affaires, acquisitions et stratégies chez Hydro-Québec.

Comme le PDG Éric Martel l'avait lui-même évoqué précédemment, le volet croissance du plan déposé ce matin s'articule autour de trois axes principaux : les exportations d'électricité, la commercialisation des innovations et l'achat d'infrastructures.

Le PDG, en place depuis bientôt un an, veut exporter davantage d'électricité dans les marchés limitrophes comme la Nouvelle-Angleterre, l'Ontario et l'État de New York. Il souhaite aussi tirer meilleur parti des innovations développées par l'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ).

Enfin, la société d'État souhaite acquérir des infrastructures de production et de distribution d'électricité à l'étranger, un terrain dont elle s'était retirée au milieu des années 2000.

« Le contexte d'affaires est intéressant. À cause de la transition énergétique, il y a un besoin d'investissement important [à l'échelle internationale] alors Hydro-Québec amène son expertise, mais également sa solidité financière, explique Steve Demers. Et cette solidité financière permet des participations qui seront rentables pour Hydro-Québec ».

Pour faire croître ses profits davantage, Hydro-Québec lancera aussi une vaste campagne de séduction auprès des entreprises qui exploitent des centres de données.

Toutes ces actions, explique-t-on, permettront à la société d'État de verser de plus gros dividendes au gouvernement du Québec, tout en limitant à l'inflation les hausses de tarifs.

Planifier l'après Romaine

Au cours des cinq prochaines années, la société d'État souhaite aussi avoir déterminé le cours d'eau sur lequel aura lieu le prochain grand chantier hydroélectrique une fois le projet La Romaine terminé.

La société d'État mènera des études préliminaires durant cette période, dans l'objectif de prendre une décision autour de 2020.

En plus de mettre l'accent sur la croissance, le nouveau plan stratégique d'Hydro Québec prévoit le remplacement des centrales au diesel dont la société d'État est propriétaire dans des endroits isolés, notamment dans le nord du Québec et aux îles de la Madeleine.

Le plan vise aussi à permettre à tous les citoyens de participer à des projets de « charges résidentielles interruptibles ».

L'an dernier, la société d'État avait réalisé un projet-pilote auprès de ses employés lui permettant, à distance, de suspendre l'alimentation en énergie des chauffe-eau des participants durant les périodes de pointe, dans l'objectif de limiter les importations d'énergie lors des moments de forte demande. Les citoyens qui accepteraient de participer à de tels projets seraient indemnisés.

Après des années durant lesquelles la société d'État a été critiquée pour son manque de transparence, Hydro-Québec s'engage à faire preuve de plus de transparence. L'entreprise souhaite aussi améliorer sa productivité ainsi que la qualité de son service à la clientèle. Hydro-Québec, fait-on valoir, doit redevenir une source de fierté pour ses employés et pour l'ensemble des Québécois.

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