L'inventaire aérien réalisé l'automne dernier confirme le déclin du troupeau de caribous de la Gaspésie, particulièrement depuis 10 ans. En 2007, ils étaient environ 190, soit deux fois plus qu'aujourd'hui. Le nouveau plan de rétablissement devra comporter des mesures plus sévères, disent les biologistes.

Un texte de Michel-Félix Tremblay

Le principal coupable est identifié, le coyote. Il s'attaque aux faons qui sont sans défense. Bien que depuis 2001, le ministère autorise la chasse aux coyotes dans les zones où vivent les caribous, il semble que la prédation envers les jeunes caribous de moins d'un an n'ait pas diminué, au contraire.

Ces canidés sont bien actifs dans le Parc de la Gaspésie. Ils y prolifèrent, entre autres, à cause de la déforestation.

En 2017, 80 coyotes et 40 ours ont été abattus, ce qui est l'une des mesures du plan de rétablissement du caribou de la Gaspésie. « Mais l'effort qu'on met pour prélever une proportion significative de la population (de prédateurs) n'est peut-être plus suffisant », précise l'auteur de l'inventaire, le biologiste Mathieu Morin.

Le prochain plan de rétablissement qui sera déposé au ministère au cours des prochaines semaines prévoit une chasse plus active aux prédateurs des caribous.

Mathieu Morin ajoute que ce plan, qui sera en vigueur pendant dix ans, proposera également « un aménagement forestier adapté » pour ne pas créer des zones intéressantes pour les coyotes autour du Parc de la Gaspésie.

La co-habitation avec les skieurs hors piste risque aussi de faire l'objet de certaines mesures. Une récente étude de l'Université du Québec à Rimouski établit que cette activité entraîne un stress supplémentaire pour les caribous qui fuient le sommet des montagnes pour des zones où la prédation est plus importante.

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